Pétrole en Libye: la communauté internationale condamne l’offensive d’Haftar

Des réservoirs de pétrole brut dans le port de Tobrouk, Libye.
© REUTERS/Ismail Zitouny

La bataille du pétrole se poursuit en Libye. Le gouvernement d'union, soutenu par la communauté internationale, a perdu trois terminaux pétroliers dans l'est du pays. Des sites désormais contrôlés par les forces loyales au général Khalifa Haftar qui ne reconnaît pas le gouvernement de Tripoli après une offensive suivie de réactions en cascade. L'ONU, les Etats-Unis, les principaux pays européens condamnent l'initiative des forces du général Haftar.

Le communiqué commun a appelé l'armée libyenne dirigée par Haftar à « se retirer immédiatement » et sans condition préalables de ces champs pétroliers. Il a appelé également « à éviter toute action susceptible d'endommager les infrastructures » pétrolières ou à « perturber l'exportation ». Les six pays ont renouvelé leur soutien au gouvernement d'union nationale et ont appelé les Libyens à s'unir pour mieux combattre l'organisation Etat islamique et les autres groupes terroristes.

Le Parlement libyen de Tobrouk n'a pas tardé à répondre. Dans un communiqué, à son tour, il indique que la présence des miliciens sur les champs pétroliers repris par l'armée a fait perdre à la Libye près de 100 milliards de dollars. Le communiqué précise aussi que cette armée avait l'autorisation officielle du Parlement pour mener cette opération.

De son côté, Martin Kobler, l'émissaire de l'ONU pour la Libye, a demandé une nouvelle fois aux Libyens de reconnaître ce gouvernement d'union comme « le seul exécutif du pays ». Problème : le Parlement refuse et demande toujours la formation d'un nouveau cabinet plus représentatif du peuple libyen. Selon la Constitution libyenne, c'est à ce Parlement élu que revient la charge d'accorder la confiance au gouvernement.

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