Nigeria: sortie au cinéma de «93 Jours», un film sur le virus Ebola

L'affiche du film «93 Jours», de Steve Gukas.
© FilmOnedistribution/GenesisCinemas

« Ninety Three Days », 93 jours en français, est projeté sur grand écran depuis vendredi 16 septembre au Nigeria. 93 jours, c'est le temps qui s'est écoulé entre l'arrivée de Patrick Sawyer, le diplomate libérien qui a importé Ebola au Nigeria le 20 juillet 2014, et la levée de l'état d'urgence. Réalisé et co-produit par Steve Gukas et écrit par le Sud-africain Paul Rowlston, ce film raconte le combat du personnel médical du First Consultant Hospital à Lagos, où a été admis le patient zéro. Et au final, Ebola n'aura finalement fait que 7 morts dans un pays de 170 millions d'habitants, selon l'OMS.

La voix de Danny Glover, l'acteur américain, résonne dans House on Rock, une cathédrale évangéliste du quartier de Lekki. « 93 Jours » est projeté sur 4 écrans en simultané. A la fin du film, les 5000 spectateurs oscillent entre sourire et larme.

Comme Anne Akahara : « Voir ce film me donne beaucoup d'espoir. Car si nous les Nigérians arrivons à nous unir, franchement, nous serions vraiment capable de surmonter beaucoup de nos problèmes ! »

Le film raconte les 93 jours de présence du virus Ebola à Lagos. Mide Adelaja se souvient de l'été 2014. De l'angoisse mais aussi du soulagement à avoir déjoué la propagation du virus mortel.

« C'était une expérience unique, et mettre tout ceci en image à l'écran pour que tout le monde se souvienne, c'est réellement une histoire émouvante. »

Bolanla Austen Peeters est l'une des productrices du film. Telle une star de cinéma, elle multiplie les accolades. Elle est ravie de montrer « 93 Jours » à un public, plutôt habitué à regarder sur téléphone et tablette les créations Nollywood.

« C'était important de faire la première ici à Lagos, parce que c'est ici qu'Ebola a frappé. Et aussi parce que l'industrie du cinéma nigérian est en pleine croissance. Et vous savez les Nigérians aiment tellement voir des histoires 100% nigérianes ! »

Et aussitôt Bolanla Austen Peeters est happée par plusieurs bras pour une série de selfies.

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