Afrique du Sud: pour cause de sécheresse, plusieurs centaines d’animaux abattus

Dans le parc Kruger (photo), environ 350 hippopotames vont être abattus pour cause de sécheresse.
© RFI/Elisa Drago

En Afrique du Sud, la sécheresse qui affecte le pays représente aussi une menace pour les animaux sauvages qui vivent dans les parcs nationaux. L'office national des parcs sud-africains a indiqué que plusieurs centaines d'hippopotames et de buffles allaient être abattus par ses rangers pour préserver l'équilibre naturel dans la réserve du Kruger.

350 hippopotames et buffles vont être abattus par les services de conservation du parc national Kruger. Cette décision peut paraître choquante, mais elle est pourtant bien nécessaire, car ils sont aujourd'hui bien trop nombreux compte tenu de la faible quantité d'herbe disponible dans la réserve.

Selon Navashni Govender, en charge de la conservation, une bonne partie de ces animaux seraient de toute façon morts de faim sans cette intervention.

«  Nous comparons la sécheresse actuelle à celle qui nous a touchés en 1991-92 et qui était la pire que nous n’ayons jamais connue. Tous les indicateurs montrent que c'est bien pire cette année, en termes de chute de pluie, de températures, et de fourrage. A l'époque, notre population de buffles avait été très largement réduite et nous nous attendons à ce que la même chose se produise à nouveau. C'est inévitable. Les éléphants tout comme les buffles n'ont jamais été aussi nombreux dans le parc et on compte, aujourd'hui, 7 500 hippopotames. C'est la population la plus importante de toute l'histoire du parc Kruger », a-t-elle expliqué.

Réunis dans des points d'eau de plus en plus rares, les hipoppotames contaminent l'eau avec leurs déjections et risquent de causer la mort de nombreux autres animaux.

« Nous avons déjà dû creuser deux nouveaux points d'eau artificiels, ces six dernières années, parce qu'il y avait une surpopulation d'hippopotames dans nos étangs, ce qui a entraîné la disparition d'autres animaux », a ajouté Navashni Govender.

La viande des animaux abattus devrait être distribuée aux communautés locales dont les cultures souffrent aussi de la sécheresse actuelle.

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