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Mali

Mali: nouveaux affrontements meurtriers entre la CMA et le Gatia

Membres d'un groupe armé à Kidal, le 13 juillet 2016.
© AFP/SOULEYMANE AG ANARA

Au Mali, de nouveaux combats meurtriers ont eu lieu ces derniers jours entre les ex-rebelles de la CMA, dont cette ville du Nord est le fief, et les combattants du Gatia, l'une des composantes des groupes armés de la Plateforme pro-Bamako. Les affrontements entre les deux camps pourtant signataires de l'accord de paix de juin 2015, avaient repris en juillet dernier. A présent, le Gatia et la CMA opèrent respectivement des mouvements de troupes pour renforcer leurs positions aux abords de la ville de Kidal.

Alors que le Gatia, membre de la Plateforme des groupes armés pro-Bamako, est essentiellement composé de Imghads, ce sont les Ifoghas qui exercent traditionnellement la chefferie à Kidal. Conséquence : des tensions apparaissent.

« Ce qu’on vit actuellement découle uniquement des problèmes communautaires entre les Imghads et Ifoghas. Ces problèmes qui perdurent depuis très longtemps, c’est le leadership à Kidal : ils ne veulent partager aucun poste à responsabilité avec les Imghads », estime Fahad Ag Mahmoud, secrétaire général du Gatia.

Du côté des ex-rebelles de la CMA, on rappelle que des accords communautaires ont été signés à Anéfis en octobre 2015, réglant cette question. Ainsi, le comportement actuel du Gatia ne serait donc qu'une manière d'entraver l'accord de paix.

« Il n’y a pas d’exclusion en réalité »

« Il n’y a jamais eu de problème parce que le maire de Kidal est Imghad, le député de Kidal est Imghad, donc il n’y a pas d’exclusion en réalité. Pour nous, c’est un faux problème, c’est tout simplement une nouvelle logique du gouvernement surtout de venir à Kidal sans passer par l’accord », rétorque Sidi Brahim Ould Sidati, l'un des chefs de la CMA.

Le gouvernement malien a toujours rejeté les accusations de collusion avec les groupes armés de la Plateforme. Des discussions ont déjà eu lieu à Bamako. Celles-ci n'ont pas permis de régler le problème.

Le Comité de suivi de l'accord de paix, qui se réunit les mercredi 21 et jeudi 22 septembre pourrait permettre de relancer le dialogue afin d'éviter de nouveaux combats auxquels les deux camps se préparent activement.

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