Cites: la légalisation du commerce d'ivoire et de corne au centre des débats

La Convention sur le commerce des espèces protégées (Cites) s'est ouverte ce samedi 24 septembre 2016 à Johannesburg.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

En Afrique du Sud, la 17e conférence des parties (Cop17) de la Convention sur le commerce des espèces protégées (Cites) s'est ouverte ce samedi 24 septembre à Johannesburg. 182 pays sont signataires de cet accord international visant à prévenir la surexploitation de la faune et de la flore. Le sort des rhinocéros et des éléphants, très menacés par le braconnage, sera au cœur des discussions. L'Afrique du Sud qui accueille la convention maintient une position ambiguë sur la légalisation du commerce d'ivoire et de corne.

La Cites devrait être le théâtre d'un bras de fer entre les pays d'Afrique australe favorables à la légalisation du commerce de l'ivoire d'éléphants, et d'autres pays du continent totalement opposés à cette idée. La ministre sud-africaine de l'Environnement dément toute tension sur le sujet. « L'Afrique du Sud ne fait pas de proposition, celle-ci vient du Zimbabwe et de la Namibie. Mais nous les soutenons. C'est l'aspect scientifique de ce débat qui va être important, et nous ne pouvons pas conclure dès à présent que nous serons isolés dans ces discussions », a-t-elle affirmé.

Autre sujet sensible, le Swaziland va demander à ce que soit levé le moratoire sur le commerce de la corne de « ses » rhinocéros. Une proposition qui a peu de chance d'aboutir. L'Afrique du Sud, elle, reste floue sur sa position, après une levée du moratoire par la justice au niveau domestique. Des audits sont en cours dans le pays province par province pour évaluer la situation. « Le Swaziland va faire cette proposition, mais nous devons réunir certaines informations requises par la SADC, mais aussi par les autres parties afin de s'assurer que chaque délégué et chaque partie présents sont satisfaits avant que cette proposition soit acceptée, même si la SADC en a déjà discuté », explique la ministre sud-africaine. 

Une étude tout juste publiée par la Fondation internationale pour la nature (NABU) indique que si le commerce de corne de rhinocéros est légalisé, la demande générée par les seuls marchés chinois et vietnamien dépasserait rapidement le nombre de cornes de rhinocéros restant dans le monde.

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