Dialogue national en RDC: encore d'épineuses questions à trancher

Panneau appelant au dialogue convoqué par le président Joseph Kabila, à Kinshasa en RDC.
© RFI/Habibou Bangré

Le dialogue national se poursuit en RDC. Le facilitateur de l’Union africaine a soumis aux parties en présence un projet d’accord global censé sanctionner la fin des discussions dans les tout prochains jours. Un accord qui compte douze chapitres et 15 pages. Le débat risque d’être houleux, notamment sur certaines questions comme celles du rôle du président actuel, de la durée de la transition ou de la date de la présidentielle.

Quelle durée pour la transition et quel rôle le président Kabila devra-t-il jouer pendant cette période de transition ? L’opposition au dialogue, l’Eglise catholique, tout comme la communauté internationale souhaitent un délai le plus court possible pour cette transition.

Le président Kabila devra s’engager publiquement à ne pas briguer un nouveau mandat mais il pourra rester en place jusqu’à l’installation du nouveau président élu. Et, comme le statut du président de la République actuel ne tiendrait que par un accord politique, certains pensent que la primature devrait revenir à l’opposition. Dans ce cas, c’est le gouvernement qui serait responsable de la gestion. Précision importante, ni le premier ministre ni aucun membre du gouvernement ne pourrait être candidat à l'élection présidentielle, selon ce document. Cette élection présidentielle, c'est une autre proposition du facilitateur, serait organisée en même temps que les législatives et les provinciales dans une seule et même séquence.

Au dialogue, ils sont nombreux ceux qui militent pour que l’accord global indique clairement la date de la convocation de l’électorat et celle des scrutins attendus, surtout la date de la présidentielle. Et, pour plus de garantie, le comité d’accompagnement actuel devra être transformé en comité international de suivi afin de veiller à l’application stricte de la résolution 2277 du Conseil de sécurité. De fait, le mandat de la Monusco serait renforcé et prorogé jusqu’à l’installation du nouveau président.

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