Gabon: Ali Bongo va prêter serment pour un deuxième mandat

Ali Bongo Ondimba le 1er septembre 2016 à Libreville.
© MARCO LONGARI / AFP

Trois jours seulement après la validation de sa réélection par la Cour constitutionnelle, le président gabonais Ali Bongo Ondimba sera investi pour un second septennat ce mardi 27 septembre. La cérémonie de prestation de serment aura lieu au palais présidentiel du bord de mer.

La Cour constitutionnelle a tranché, la cérémonie d’investiture peut avoir lieu. Le président Ali Bongo Ondimba va prêter serment devant la Cour ce mardi, en présence des deux chambres du Parlement.

Six cents invités sont attendus. Selon le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Billie Bi Nzé, le Tchadien Idriss Déby, président en exercice de l’Union africaine, sera représenté par son Premier ministre, comme le Congo-Brazzaville, le Maroc et le Sénégal. Le Cameroun par un ministre d’Etat. Le Rwanda par le président du Sénat. Toujours selon le ministre gabonais, seuls deux chefs d’Etat avaient confirmé leur présence lundi soir, celui de Sao Tomé et Principe et Ibrahim Boubacar Keïta du Mali.

→ A (RE)LIRE : Réélection d'Ali Bongo au Gabon: de l'art de «prendre acte» sans féliciter

Aucun ministre français ne devrait faire le déplacement, selon une bonne source, qui précise : « Une décision en cohérence avec la position exprimée par l’Union européenne et la France à la suite de la décision de la Cour constitutionnelle ». Le porte-parole du gouvernement de son côté défend le processus électoral gabonais, regrettant que « le Quai d’Orsay, qui connaît si bien (les Gabonais), depuis si longtemps, se soit aligné sur le point de vue de l’Union européenne, qui nous connaît si mal. »

« On ne prête pas serment à la hussarde »

L’opposition gabonaise dénonce quant à elle une cérémonie à huis clos. « On ne prête pas serment à la hussarde, on ne prête pas serment en cachette. C’est la logique du fait accompli », regrette Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole de Jean Ping, rival malheureux du président sortant à l'élection.

Il ne faut pas que certains pensent qu'ils peuvent bander les muscles et faire ce qu'ils veulent.

Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi
27-09-2016 - Par Carine Frenk

Le gouvernement répond qu’il y a des urgences sociales à régler, qu’il faut mettre en place le dialogue politique, qu’il n’y a pas de temps en perdre. « Il faut mettre en place rapidement une équipe gouvernementale qui va conduire ces discussions avec l’opposition qui accepterait de venir. Et donc il est important que le chef de l’Etat mette en place tout de suite un gouvernement pour conduire les affaires de la nation et faire en sorte que ce dialogue ait lieu, et continuer ensuite à développer le pays. C’est ça l’urgence, justifie Alain-Claude Billie Bi Nzé. Attendre le 16 octobre [l’échéance du mandat d’Ali Bongo, ndlr], ça aurait été perdre trois semaines dans un contexte d’urgence politique et sociale. »

L'essentiel c'est que ça se passe bien.

Qu'en pensent les Librevillois ?
27-09-2016 - Par Carine Frenk

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.