Le trafic d'ivoire au Gabon au menu de la Cites en Afrique du Sud

Selon la dernière étude, en 7 ans, le continent africain a perdu un tiers de ses éléphants, principalement dû au braconnage, pour leur ivoire.
© (Photo : DR)

En Afrique du Sud, le débat sur le commerce de l'ivoire fait rage à la Cites, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction qui a lieu en ce moment à Johannesburg. Le trafic d'ivoire est l'un des gros dossiers de cette convention. Selon la dernière étude, en 7 ans, le continent africain a perdu un tiers de ses éléphants, principalement dû au braconnage, pour leur ivoire. Le Gabon - qui détient 60% des éléphants de foret du continent - a d'ailleurs annoncé le lancement d'une unité spéciale anti braconnage avec l'aide d'une société d'armement sud-africaine.

Avec plus de 30 000 km carrés de parc nationaux, l’Etat gabonais a du mal à enrayer le braconnage : 750 gardes patrouiller à pied les parcs, plus une centaine de militaires.

Mais depuis quelques années les braconniers sont plus nombreux, mieux armés et mieux organisés. Selon Lee White, directeur des parcs nationaux du Gabon, le pays perd environ 1 000 tonnes d'ivoire par mois : « Les patrouilles rentrent en forêt, marchent pendant des semaines, dès qu’on trouve les traces des coups de machette ou d’autres traces des braconniers, on les suit. Et effectivement ici aujourd’hui, on prend possession d’un hélicoptère qui va nous permettre, quand on tombe sur les traces des braconniers, de descendre les chiens pisteurs qui vont, on espère, nous rendre beaucoup plus efficaces. »

Un hélicoptère militaire léger offert par la société sud-africaine d'armement, Paramount, qui s'est également engagée à former des pilotes et des maîtres-chiens. Un projet de plusieurs dizaines de milliers d'euros salué par l'ambassadeur gabonais en Afrique du Sud, André Anguilé.

« Les pouvoirs publics ont malheureusement leurs limites et c’est là que le privé doit intervenir, a-t-il déclaré. Le privé ne fait pas seulement des affaires mais il doit également contribuer à la préservation de la biodiversité, et je salue le partenariat que nous avons aujourd’hui qui nous permettra je l’espère de mieux contrôler nos frontières qui sont malheureusement encore trop poreuses. »

Selon le directeur des parcs nationaux, la zone la plus touchée est le nord du pays, frontalier avec le Cameroun, une région de plus de 7 500 km carrés de forêt équatoriale, dense, qui abrite l’un des plus grands nombres d'espèces animales et végétales du continent.

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