Afrique du Sud: pas de protection accrue pour les éléphants d’Afrique

Un troupeau d'éléphants dans le parc national Hwange au Zimbabwe.
© REUTERS/Philimon Bulawayo

En Afrique du Sud, les efforts pour intensifier la protection des éléphants ont échoué. C'est une tragédie pour les éléphants et, disent les protecteurs de la faune, les trafiquants d'ivoire ont de beaux jours devant eux. Les 180 pays membres de la Convention internationale sur le commerce d'espèces sauvages menacées (Cites) n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour interdire totalement le commerce de l’ivoire ni pour classer l’éléphant d’Afrique.

Face au braconnage, plusieurs pays africains voulaient que l’éléphant soit classé espèce menacée et que le commerce d’ivoire soit totalement interdit mais l’accord n’a pas eu lieu. Il n’y aura donc pas de protection accrue pour les éléphants du continent africain. Pourtant, selon l'Union internationale pour la protection de la nature, environ 110.000 éléphants africains ont été tués au cours de la dernière décennie.

Une coalition d'une trentaine de pays, menée par le Kenya, avait proposé de faire passer ce pachyderme dans la catégorie 1 c'est-à-dire celle des espèces menacées mais la demande n'a pas obtenu les deux tiers des votes nécessaires. Certains pays ont estimé que l'interdiction du commerce d'ivoire suffisait à protéger l'espèce.

Le Kenya - particulièrement touché ces dernières années par le braconnage - s'est dit déçu et plusieurs organisations de protection des animaux ont fait part de leur inquiétude.

Il ne reste plus qu'environ 470 000 éléphants en Afrique et, selon une étude parue récemment, le continent aurait perdu près d'un tiers de ces pachydermes sur les sept dernières années.

En revanche, les membres de la Cites ont refusé au Zimbabwe et à la Namibie l'autorisation de vendre « leur » ivoire à l'étranger. Ces deux pays, soutenus par leurs voisins, avaient sollicité l'autorisation pour écouler leurs réserves de défenses afin de financer leurs programmes de protection. Leur requête a été rejetée à une forte majorité.

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