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Madagascar

A Madagascar, la Céni tente de se réformer pour regagner la confiance

Une urne de vote au siège de la Céni à Madagascar.
© Bilal Tarabey / RFI

A Madagascar, la Commission électorale indépendante se prépare déjà aux présidentielles de 2018. Après les nombreuses critiques de fraudes et d’erreurs sur les listes électorales lors des derniers scrutins, la Céni veut une révision de la loi électorale. Elle organise donc une série de consultations. Après les organisations de la société civile la semaine dernière, et avant les administrations la semaine prochaine, c’est au tour des partis politiques d’être réunis jusqu’à mercredi. L’objectif : établir un texte de réforme à présenter au gouvernement avant la fin de l’année. Mais dans les grands ou petits partis d’opposition, on ne croit pas à un réel changement et on remet en question son indépendance.

L’ensemble des 197 partis politiques recensés auprès du ministère de l’Intérieur sont conviés à participer aux débats. Il est important pour Hery Rakotomanana, président de la Céni de revoir le cadre légal des élections. « La Céni a été fortement critiquée ces derniers temps. L’origine de tout ça, c’est surtout au niveau du cadre légal qu’il faudrait maintenant voir comment faire pour que nous ayons l’acceptation de tout le monde dans le processus à venir », estime-t-il.

En effet, Pierre Houlder, porte-parole du Mapar d’Andry Rajoelina, principal parti d’opposition, soulève plusieurs problèmes dans l’organisation des derniers scrutins. « Tous les ministres ont participé aux propagandes, les ministres ont usé, abusé même de leur pouvoir pour forcer les grands électeurs à voter pour ceux-ci. Sans parler de la distribution d’argent aux électeurs », souligne-t-il.

Comme lui, Francine Ratsimbazafy, présidente du petit parti démocrate-chrétien malgache, ne croit pas réellement aux changements. « Nous venons à ces ateliers, mais après ce n’est pas réalisé comme la dernière fois, il y a un an, regrette-t-elle. Donc ce qu’on attend surtout, c’est d’avoir une Céni. »

Quant au HVM, le parti au pouvoir, il rejette toute accusation de collusion avec la Céni et affirme faire face aux mêmes difficultés que les autres partis politiques.

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