Carburants toxiques: une association sénégalaise réclame de nouvelles normes

La Ligue sénégalaise des droits de l'homme espère former une coalition dans son combat contre les carburants toxiques.
© REUTERS/Luke MacGregor/Files

Au Sénégal, la société civile se mobilise contre les carburants toxiques, vendus par des fournisseurs suisses accusés de profiter des faibles normes du continent en matière de qualité des produits pétroliers. Alors qu’une plainte a été déposée par la Ligue sénégalaise des droits de l'homme, la mobilisation de la société civile et de l'opinion publique sénégalaise reste encore très timide.

La Ligue sénégalaise des droits de l'homme espère l'ouverture d'une enquête judiciaire sur le dossier des carburants toxiques vendus à des pays africains.

Pour l'organisation, l'argument selon lequel les sociétés pétrolières se conformeraient aux standards nationaux n'est pas recevable. Et pour cause : ce cadre légal ne protège pas les populations.

« Nous souhaitons qu’il y ait une réaction forte, un coup de pied dans la fourmilière et que l’Etat puisse enfin prendre conscience de l’importance des enjeux, même s’il s’agit d’enjeux financiers, c’est la santé publique, et demain trouver des formules beaucoup plus intelligentes, beaucoup plus humaines », déclare Alassane Seck, secrétaire exécutif de la Ligue sénégalaise des droits de l'homme.

Imposer de nouvelles normes

Avec cette plainte, la Ligue sénégalaise des droits de l'homme espère inciter les autorités du pays à imposer de nouvelles normes en matière de qualité de carburant.

Elle compte s'organiser en coalition afin que d'autres membres de la société civile rejoignent le combat. Contactées par RFI, certaines organisations de défense des droits de l'homme se disent effectivement favorables à la démarche.

Le Forum civil, section sénégalaise de Transparency international, estime en revanche que l'opinion publique sénégalaise n'a pas été suffisamment sensibilisée et, face à l'absence de réelle mobilisation, l'organisation craint un classement sans suite de la plainte par la justice.

 → A (RE)LIRE : Quand les négociants suisses vendent du carburant toxique à l’Afrique
 

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.