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Partout dans le monde, des mouvements paysans naissent et s'organisent en opposition à « l'agrobusiness » et aux OGM (organismes génétiquement modifiés) afin de préserver la biodiversité et l’avenir de la planète. Symbole de cette lutte, les semences paysannes, des semences non OGM, libres de droit de propriété. Elles sont échangées et développées depuis des millénaires, véritables gardiennes de la biodiversité pour toute l'humanité.

La lutte de ces mouvements paysans est d'autant plus d'actualité depuis l'annonce, le 14 septembre 2016, du rachat du géant américain des biotechnologies agricoles, Monsanto, par le groupe chimique et pharmaceutique allemand Bayer.

La naissance de ce géant inquiètent les écologistes, des ONG mais aussi de grands chefs cuisiniers français comme Cyril Lignac, Yannick Alléno, Yves Camdeborde, Christophe Michalak ou encore Thierry Marx qui appellent au boycott de Bayer-Monsanto. Ils craignent le contrôle de toute la chaîne agricole, de la sélection des semences à l'assiette des consommateurs. Ils ont d'ailleurs lancé un appel à la prise de conscience collective dans une Lettre ouverte contre l’invasion de l‘agrochimie dans nos assiettes.

Monsanto règne en maître sur le marché des semences mondiales, il est aussi le premier fournisseur d'OGM (organismes génétiquement modifiés) pour lesquels il détient de nombreux brevets. Le groupe a été impliqué dans de nombreux scandales mettant en cause son herbicide à base de glyphosate, le Roundup, l'herbicide le plus vendu au monde. Le groupe Bayer est, quant à lui, issu du conglomérat d'industries chimiques IG Farben - productrice du gaz Zyklon B utilisé dans les camps de la mort - démantelé à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Bayer est très puissant dans le secteur des pesticides en Europe et en Asie. 

C'est contre ce type de monopole que les paysans rencontrés en France, au Sénégal, en Ethiopie et Indonésie luttent au quotidien. Ces agriculteurs se sont affranchis des pratiques agricoles industrielles et développent des systèmes d’échanges de semences locales ancestrales, adaptées à la terre et à l’environnement.

Retrouvez leurs témoignages dans notre webdocumentaire en cliquant sur l'image : 

 

Un webdocumentaire de Marco Boscolo, Giordano Cossu et Elisabetta Tola.

A la recherche des semences perdues est en compétition pour le Prix du public au Swiss Web Festival de Lausanne les 11, 12 et 13 octobre 2016. Le public peut voter jusqu’au 13 octobre ici.