RCA: calme précaire au lendemain des violences suite à la mort d’un officier

Vue de la capitale Bangui, en RCA.
© AFP PHOTO/EDOUARD DROPSY

Un calme précaire règne à Bangui ce mercredi 5 octobre au lendemain des violences qui ont éclaté suite à la mort d'un officier de l'armée centrafricaine. Le bilan provisoire fait état de six morts.

Dans le quartier PK5, la journée du mercredi 5 octobre a commencé par un enterrement. Celui d'un habitant du quartier assassiné mardi soir vraisemblablement en représailles, vers le pont Yakité alors qu'il revenait de l'hôpital où il avait accompagné sa femme.

Selon des sources, trois ou quatre éleveurs peuls, qui faisaient paître leurs bœufs aux alentours des abattoirs du quartier Pétévo, ont été assassinés. Là encore, vraisemblablement en représailles. Un autre homme aurait été poignardé vers le pont Jackson au nord du PK5.

Ce nouveau cycle de violences a été déclenché suite à l'assassinat mardi matin du commandant Marcel Mombéka dans le quartier du PK5. L’officier de l'armée centrafricaine était en voiture avec son fils de 14 ans au moment des faits. Le militaire, ancien aide de camp de l'ex-présidente de transition Catherine Samba-Panza, a succombé à ses blessures à l'hôpital où il a été conduit avec son fils.

Eviter un embrasement

S'agit-il d'un règlement de compte ou d'un crime non prémédité ? Impossible de dire pour le moment.

En tout cas, des tirs sporadiques étaient signalés mardi dans des quartiers comme Cattin ou Fatima. Mais la Minusca a rapidement pris les mesures pour éviter un embrasement dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui.

« Ce nouvel épisode montre encore une fois qu'on est loin de la réconciliation », commente une source bien informée qui ajoute que « beaucoup de gens, quel que soit leur camp, ont intérêt à maintenir cette situation de violences latentes ».