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Niger

Report des élections locales au Niger: l'opposition mécontente

Le report des élections locales est dénoncé par l'opposition au Niger (ici le 2e tour de l'élection présidentielle à Niamey, le 20 mars 2016).
© AFP/ISSOUF SANOGO

La décision a été prise mardi 4 octobre par le CNDP, le Conseil national de dialogue politique. Un report des élections locales assorti d'une réforme du système électoral, dont le chantier doit être engagé par les parlementaires nigériens. Problème : ces décisions ont été prises en l'absence des partis d'opposition, qui estiment que la tenue du CNDP ne s'est pas déroulée de façon règlementaire et qui l'ont en conséquence boycottée.

C’est en l’absence des partis de l’opposition que le Conseil national du dialogue politique, le CNDP, a décidé de reporter les élections locales. « Nous avons, au cours de cette réunion, abouti à la conclusion de reporter les élections locales prévues le 8 janvier 2017 », a annoncé le Premier ministre Brigi Rafini.

A ce report, deux principales raisons ont été évoquées et défendues. « La réunion après discussion a estimé qu’il faut faire ce fichier biométrique pour faire les élections locales », a expliqué le secrétaire général du CNDP, Yaya Garba. Deuxième raison invoquée, « les lois électorales, il fallait les harmoniser entre elles ».

La reprise du ficher biométrique est capitale, affirme pour sa part Ousseini Salatou, du parti RDN-Labizé. « Cette reprise-là doit aboutir à un fichier électoral biométrique qui puisse nous permettre d’avoir un fichier clair, consensuel », assure-t-il à RFI.

L'opposition mécontente

Sept partis non affiliés ont déserté la salle avant le début des travaux. Pour eux, cette réunion est caduque. « Si jamais ils parviennent à prendre des décisions ça ne nous engagera pas. Ce qui veut dire que cette réunion-là, elle est caduque », explique à RFI un responsable de l'opposition.

Même analyse pour Oumarou Noma, président par interim de l'un des principaux partis d'opposition, Moden Fa Lumana Africa, le parti de Hama Amadou. Selon lui, la décision du CNDP est un « passage en force ».

Nous exigeons la tenue de ces élections locales… La loi ne permet plus le report. Il faut obligatoirement tenir ces élections parce que nous sommes contre la désignation des administrateurs délégués : ça c’est une façon de tuer la démocratie, de remettre en cause la décentralisation.

«Une décision nulle et de nul effet» selon Oumarou Noma
06-10-2016 - Par David Baché

Selon le technicien du ministère de l’Intérieur ces élections locales pourraient se tenir en 2020.  

 

Oumarou Noma est le président par interim de l'un des principaux partis d'opposition, Moden Fa Lumana Africa, le parti de Hama Amadou...

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