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Maroc

Législatives marocaines: victoire des forces islamistes du PJD

Abdelilah Benkirane, secrétaire général du PJD marocain, lors d'une conférence de presse à Rabat ce samedi 8 octobre 2016 après l'arrivée des premiers résultats des législatives.
© REUTERS/Youssef Boudlal

Les islamistes marocains, à la tête du gouvernement depuis 2011, ont remporté les élections législatives du vendredi 7 octobre pour une deuxième mandature de cinq ans, annoncé le ministère de l'Intérieur marocain à la mi-journée. Selon des résultats encore provisoires mais officiels, et après le dépouillement de l'intégralité des bulletins de vote, le Parti de la justice et du développement (PJD) obtient 125 députés, contre 102 à son principal rival, le Parti authenticité et modernité (PAM, libéraux) sur un total de 395 sièges. Le taux de participation s'élève à 43 %.

Le Parti de la justice et du développement jouit d'une confortable avance pour mener les tractations en vue d'une coalition gouvernementale. Si son adversaire principal, le Parti authenticité et modernité, talonne de près la formation islamiste au pouvoir en nombre de sièges, ces résultats partiels sonnent comme une nouvelle victoire du PJD, qui a mené campagne sur son bilan gouvernemental et sur la probité de ses représentants.

Pour ces élections législatives marocaines, le parti dit « de la lampe », en référence à son sigle, a su mobiliser les foules dans des meetings électoraux qui ont pu rassembler jusqu'à 20 000 personnes. Le référentiel religieux du PJD est vertement critiqué par ses adversaires politiques du PAM, qui se présentent pour leur part comme les défenseurs des libertés individuelles au sein de la monarchie constitutionnelle marocaine.

Le Parti authenticité et modernité obtient cette année un nombre de sièges suffisant pour représenter une opposition tenace au parti du Premier ministre sortant, entre les socialistes du PPS, les conservateurs de l'Istiqlal ou encore les libéraux du Rassemblement national des indépendants (RNI). Reste à savoir quelle sera la stratégie d'alliance pour la formation islamiste, qui avait remporté, à la faveur d'une réforme constitutionnelle en plein printemps arabe, une victoire historique en 2011.

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