Côte d'Ivoire: une marche à Abidjan contre le projet de nouvelle Constitution

Les partis politiques membres de l'Alliance des forces démocratiques (AFD) emmenée par Pascal Affi N'Guessan (ici en avril) ont organisé samedi 8 octobre une marche de protestation pour dire non à la nouvelle Constitution.
© AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

En Côte d'Ivoire, les partis politiques membres de l'Alliance des forces démocratiques (AFD), emmenée par Pascal Affi N'Guessan, ont organisé samedi 8 octobre une marche de protestation pour dire non à la nouvelle Constitution. Initialement prévue le mercredi 5 octobre cette marche avait été reportée après une rencontre entre le président du Front populaire ivoirien et le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko.

La place des Martyrs à Adjamé était bouclée par les forces de l’ordre pour permettre la tenue d’un meeting de l’Alliance des forces démocratiques (AFD) samedi matin. Vers dix heures ils étaient quelques centaines à avoir répondu à l’appel de Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien.

Derrière des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Non à la Constitution de Ouattara », les partisans de l’AFD ont tenu à crier leur désaccord au projet de la nouvelle Constitution souhaitée par le chef de l’Etat ivoirien. Pascal Affi N’Guessan est arrivé vers midi. Il a immédiatement pris la tête d’une marche dans les environs de la place des Martyrs. « La lutte ne fait que commencer », a-t-il crié sous les applaudissements de ses partisans. « Nous allons manifester jusqu’à ce que ce projet soit retiré », a-t-il ajouté.

Pour le moment, nous nous mobilisons pour être la voix de tous les Ivoiriens qui ne sont pas d'accord avec cette Constitution...
Pascal Affi N'Guessan président du Front populaire ivoirien (FPI) et président de l'AFD
09-10-2016 - Par Isidore Kouadio

Pour le président du FPI, cette nouvelle Constitution est un projet taillé sur mesure seulement au bénéfice du président et son clan. Il appelle les parlementaires à faire preuve de responsabilité afin d’éviter à la Côte d’Ivoire des crises bien plus graves à l’avenir.