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Burkina Faso

Burkina Faso: une position de l'armée attaquée dans le nord du pays

Localisation du département de Tin-Akoff dans le nord du Burkina Faso.
© Google Maps

Une position de l'armée a été attaquée ce mercredi 12 octobre au matin à Intangom, une localité située dans le département de Tin-Akoff dans l'extrême nord du Burkina Faso, à la frontière avec le Mali. Aucun bilan officiel n’a été communiqué pour le moment.  

Selon l’état-major, l’attaque a fait cinq morts, dont trois soldats burkinabè, et un blessé. Côté assaillants, le bilan est de deux morts. Les assaillants n’ont pas encore été identifiés, et l'on ne connaît pas non plus leur nombre. Mais ils étaient « lourdement » armée, selon la direction de communication des armées. « Ils ont attaqué avec des armes inhabituelles », a confié à RFI une source proche de l’armée.

Les combats qui ont commencé à 5h du matin ont duré plusieurs heures selon des témoins sur place. « C’était la panique au sein de la population et c’était le sauve qui peut », relate un habitant. Les assaillants qui avaient réussi à emporter des armes et un véhicule pick-up équipé d’une mitrailleuse appartenant à l’armée burkinabè, ont fini par l’abandonner dans leur fuite. Selon des témoins, ils portaient des turbans et ont pris la direction du Mali après l’attaque.

Des renforts venus des villes proches du poste victime de l’attaque continuent le ratissage sur le terrain. Ce poste était gardé par une vingtaine de soldats burkinabè depuis le mois de juin, après une première attaque.

Le nord du Burkina Faso, la cible d’attaques

Intangom se situe dans le département de Tin-Akoff, une zone reculée de l'extrême nord du Burkina Faso, à cinq kilomètres de la frontière malienne et à une quinzaine de kilomètres du Niger. Ce qui rend ce poste vulnérable aux attaques. « Ce poste peut être attaqué sans que les assaillants ne soient véritablement inquiétés », explique une source. L'armée malienne n'est pas présente dans cette zone, du coup les assaillants prennent toujours de l'avance sur les soldats burkinabè.

Le poste de police de cette localité avait déjà été la cible d'une attaque dans la nuit du 31 mai au 1er juin dernier. Trois policiers avaient alors trouvé la mort.

Dans la même zone, un poste de douane avait été attaqué à Markoye, le 1er septembre dernier, où deux personnes avaient été tuées. Cette attaque avait été revendiquée par un groupe jihadiste se réclamant de l'organisation Etat islamique.

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