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RCA Seleka

RCA: nouvelles violences meurtrières à Kaga-Bandoro

A Kaga-Bandoro, des maisons ont été incendiées et plusieurs personnes assassinées.
© RFI/Laura Martel

En Centrafrique, la ville de Kaga-Bandoro, dans le centre du pays, a connu une nouvelle flambée de violences ce mercredi 12 octobre. Aucun bilan officiel n’a été communiqué pour le moment, mais de source bien informée, il y aurait au moins douze morts. Et des milliers de déplacés auraient trouvé refuge aux abords de la base de la Minusca. La situation était toujours extrêmement tendue dans la soirée.

Une fois de plus, la peur s’est abattue sur Kaga-Bandoro. Tout a commencé par une tentative de braquage dans la nuit de mardi à mercredi. Deux éléments de l'ex-Seleka tentent de voler le groupe électrogène appartenant à une radio communautaire et entreposé chez un habitant dans le quartier « TP ». L'un des voleurs est tué d'une flèche, l'autre est blessé et s'enfuit. Ce mercredi vers 8h du matin, les combattants ex-Seleka présentés comme appartenant au MPC (Mouvement patriotique pour la Centrafrique) du général Mahamat al-Khatim s'en prennent en représailles au site de déplacés situé à l'évêché de Kaga-Bandoro.

De source ecclésiastique, le presbytère et la maison de l'évêque auraient été pillés, de nombreuses maisons ont été incendiées, plusieurs personnes ont été assassinées, comme le sacristain venu sonner les cloches, et des corps calcinés gisaient au sol. Les violences ont duré plusieurs heures.

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De source onusienne, les ex-Seleka auraient été repoussés par les casques bleus au-delà du pont à la sortie sud de la ville. Un hélicoptère de combat a été mobilisé et des renforts ont été dépêchés sur place.

Ces violences ont poussé plus de 5 000 déplacés à trouver refuge autour de la base de la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique. Et environ 250 aux abords des locaux de l'Unicef. Les habitants et les humanitaires restaient confinés chez eux ce mercredi soir et le climat demeurait extrêmement tendu. « Pourquoi s'en prendre au site de déplacés de l'évêché en représailles ? » s'interroge un habitant qui craint que la sortie des ex-Seleka ait pu être planifiée depuis plusieurs jours.

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