Gaz sénégalais: la réplique de l’opposition à la plainte de Sall et Timis

Une plateforme gazière (photo d'illustration). D'énormes quantités de gaz auraient été découvertes au large du Sénégal au début de l'année.
© REUTERS/Stefano Rellandini

Le Sénégal possède un trésor : son gaz. Selon nos informations, les dernières analyses des gisements découverts placeraient le pays au 7e rang mondial. Deux acteurs de la filière : Frank Timis qui possède 30% des contrats d’exploration et Aliou Sall, frère du président Macky Sall et salarié de Franck Timis, ont été accusés de s’être enrichis dans ce dossier. Ils ont déposé plainte en début de semaine pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles. Hier soir, l’opposition a tenu un point de presse pour répliquer à cette plainte.

Le Front pour la défense du Sénégal annonçait des révélations, le dépôt d’une plainte, il n’en a rien été. Mais les leaders de cette alliance politique persistent et signent. Ils accusent notamment Frank Timis d’avoir fait perdre à l’Etat du Sénégal 600 milliards de francs CFA. Mamadou Lamine Diallo s’est fait porte-parole : « Voilà quelqu’un qui se retrouve aujourd’hui avec 135 milliards de mètres cubes de gaz. Cela rapporte au moins 600 milliards de francs CFA. »

L’opposition considère que Frank Timis étant propriétaire de 30% des droits de prospection, il détient 30% des gisements de gaz découverts. « C’est totalement faux », a rappelé maître El Hadj Diouf, son avocat. La prospection et la production sont en effet deux contrats différents. Le Front de l’opposition attaque aussi Aliou Sall, qui est salarié de Frank Timis. « Monsieur le président Macky Sall, qu’est-ce votre frère Aliou Sall a à faire dans ce dossier ? Avez-vous au mieux défendu les intérêts du Sénégal dans ce dossier ? » Selon nos informations, Aliou Sall est uniquement salarié de Timis Corp.

Une polémique politique critiquée par Sidiki Kaba. Le ministre de la Justice a lancé un appel pour que les découvertes de gaz n’apportent pas le chaos. « Partout où il y a l’odeur du gaz, c’est l’affrontement. C’est un avenir de paix qu’il faudrait à notre pays et non l’apocalypse. »

En ce moment, les autorités du Sénégal négocient la phase d’exploitation du gaz. Toutes les multinationales du secteur sont sur le coup. L’investissement est estimé à 10 milliards de dollars. Les premiers mètres cubes de gaz pourraient être extraits d’ici cinq à sept ans.

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