Au Mali, nouvelles défections au sein de la majorité présidentielle

Salle de l'Assemblée nationale au Mali.
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Nouvelles défections au sein de la majorité présidentielle au Mali. Il s'agit cette fois de cinq députés du SADI, le parti d'Oumar Mariko qui soutenait jusqu'à présent l'action du président malien Ibrahim Boubacar Keita. Avec d'autres députés, qui avaient déjà quasiment tous quitté la majorité présidentielle, ils créent un nouveau groupe parlementaire d'opposition. Leur objectif : obtenir l'alternance au Mali en 2018.

Ils sont désormais 14 députés à avoir claqué la porte du parti présidentiel ou de la majorité. Dernier à avoir plié bagage, les députés du parti Solidarité africaine pour la démocratie et pour l’indépendance (SADI). Son président et, par ailleurs, député à l’Assemblée nationale, le docteur Oumar Mariko, donne les raisons de ce changement de cap : « En réalité, il n’y a pas de majorité au niveau de la mouvance présidentielle cohérente, organisée, structurée et qui puisse donner du ton pour donner du contenu à l’espoir de changement incarné, attendu par le peuple malien ».

Les quatorze « députés rebelles », comme certains les surnomment, en ce jeudi, ont officiellement regagné les rangs de l’opposition parlementaire. Pas celle qui existe déjà au sein de l’hémicycle, mais l’opposition parlementaire qu’ils veulent désormais incarner. « Nous allons ressusciter l’espoir. Absolument. Il faut que ça change ou en tout cas assurer l’alternance le moment venu », ajoute le nouvel opposant Oumar Mariko.

Ces « députés rebelles » annoncent que très rapidement d’autres députés maliens pourraient à leur tour claquer la porte de la majorité présidentielle pour aller grossir leur rang.