Niger: à Diffa, «beaucoup de gens ici n’ont pas le regard de l’espoir»

Des enfants dans le camp de réfugiés d'Assaga, près de Diffa, dans le sud-est du Niger, le 17 mai 2016.
© BOUREIMA HAMA / AFP

Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est arrivé jeudi 13 octobre à Diffa au Niger. Peter Maurer est venu soutenir le personnel qui travaille dans la région du lac Tchad. Il s’est ensuite rendu dans l'un des plus grands camps de réfugiés de la région à Garin Wanzam, où se trouvent des Nigérians qui ont fui les exactions de Boko Haram.

C’est une visite de haut niveau et la première pour un président de CICR sur la ligne de front dans la lutte contre Boko Haram. Peter Maurer, qui accompagne la directrice des opérations pour l’Afrique, est venu s’enquérir de la situation humanitaire à Garin Wanzam. Il s’agit de l’un des plus grands sites puisqu’il abrite près de 29 000 réfugiés nigérians ayant fui Boko Haram.

Situé à 50 kilomètres à l’est de Diffa dans la région du lac Tchad, ce camp de réfugiés s’étend à perte de vue et les trois quarts des réfugiés sont des femmes et des enfants en bas âge. « Je suis frappé que les enfants qui ont vu des choses difficiles dans leur vie soient là à le regarder », a déclaré le président du CICR, avant d’ajouter que « beaucoup de gens ici n’ont pas le regard de l’espoir ».

Des programmes humanitaires pour aider les réfugiés

Depuis le début de la guerre dans le lac Tchad, le CICR a mis en œuvre d’importants programmes humanitaires pour assister les réfugiés.

Sur le site Garin Wanzam, des milliers de familles mangent seulement des vivres composés de mil, de riz, de haricot et de l’huile. Pour leurs besoins en eau, le CICR fournit quotidiennement, grâce à un forage, 150 000 litres d’eau par jour.

A (RE)LIRE : Boko Haram: état des lieux de la crise humanitaire à Diffa au Niger