Côte d'Ivoire: de nouveaux policiers à Katiola

Photo du 3 octobre 2016, le commissariat de Katiola brûlé lors des émeutes.
© STRINGER / AFP

En Côte d'Ivoire, tous les policiers de Katiola ont été remplacés par de nouveaux hommes. Une mesure exceptionnelle qui fait suite à une bavure policière et à des émeutes qui ont secoué il y a quinze jours la ville du centre du pays.

Après douze jours sans un policier dans la ville, le calme et les hommes en uniforme ont fait leur retour dans les rues de Katiola. Une quinzaine d'agents et un commissaire, tous nouveaux, se sont installés dans des locaux provisoires, le commissariat ayant été brûlé lors des émeutes du 3 octobre. Ce jour-là un policier avait alors abattu, sans raison, un homme de la ville, faisant éclater la colère de la population.

Depuis, les jeunes ne cessaient de réclamer le remplacement des forces de l'ordre, ils l'avaient notamment scandé lors de l'enterrement de l'ouvrier tué. « Il était impossible de faire revenir les anciens policiers, leur sécurité n'aurait pas été assurée », confie une source bien informée dans la ville de 60 000 habitants. « Il s'agit aussi d'une sanction, alors qu'ici les autorités ont reconnu que ce meurtre était une bavure », poursuit-elle.

Lors de l'installation des nouveaux policiers, le préfet de la région a appelé la police à être « républicaine » et à éviter les « dérapages ».

Un message qui fait échos, à celui, il y a quelques mois, du procureur militaire. Ange Kessi avait alors promis la fin de l'impunité pour les forces de l'ordre. Une enquête sur les évènements de Katiola a été ouverte.