Republier
Guinée-Bissau

Un accord sous l'égide de la Cédéao: sortie de crise en Guinée-Bissau ?

Dakar-49e sommet de la Cédéao en juin 2016: l'accord conclu le 14 octobre a été négocié sous l'égide de l'organisation régionale, médiateur dans la crise bissau-guinéenne.
© SEYLLOU / AFP

Après un an de crise, la Guinée-Bissau va peut-être connaître une éclaircie. Des accords pour une sortie de crise ont été signés hier, vendredi 14 octobre, à Conakry après quatre jours de discussions, sous la houlette du président guinéen Alpha Condé. La nomination d'un nouveau Premier ministre de consensus est prévu.

Les protagonistes eux-mêmes espèrent que cette fois sera la bonne. « Les résultats qu’on a accomplis c’est des résultats possibles et c’est à partir de là qu’on va bâtir l’avenir de la Guinée-Bissau », assure Domingo Pereira, le président du PAIGC, Parti libérateur de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert.

La Guinée-Bissau, un pays qui connaît une instabilité politique chronique puisqu'en 43 ans d’indépendance aucun président, même bien élu, n’a pu finir un seul mandat, est en crise aigüe depuis août 2015, suite au limogeage par le président José Mario Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira.

L'accord signé vendredi concerne la mise en œuvre de la Feuille de route de la Cédéao, signée le 10 septembre dernier, à Bissau. Le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza, explique quelles seront les prochaines étapes. « C’est d’abord comment faire pour nommer un Premier ministre de consensus. Le principe est acquis. Il y a de l’espoir puisque nous avons instauré un mécanisme à trois niveaux : le premier niveau c’est d’abord la Cédéao qui doit transformer son envoyé spécial en bureau permanent, avec une équipe de suivi du programme qui a été établi. Ensuite nous avons le Conseil des ministres de la Cédéao qui, tous les trois mois, pourra aller faire une sorte de suivi évaluation. Et enfin il y a le rôle du médiateur, qui doit pouvoir suivre la mise en œuvre de ce programme et tous les six mois rencontre les autres chefs d’Etat ».

Tous les protagonistes ont signé ce document sous la bénédiction des religieux venus de Bissau.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.