Angola: le président Dos Santos relativise l’impact de la crise économique

Le président angolais José Eduardo dos Santos.
© © Getty Images/Sean Gallup

José Eduardo Dos Santos a prononcé ce lundi 17 octobre le dernier discours sur l’état de la Nation de son mandat actuel. A l’occasion de l’ouverture de l’année parlementaire, le président angolais s’est exprimé pendant une demi-heure devant les députés. On attendait des éclaircissements sur le déroulement des élections de 2017 et sa promesse de quitter le pouvoir en 2018, mais le président s’est concentré sur l’économie. Le pays est touché de plein fouet par la chute des cours du pétrole, qui représente 75 % de ses recettes fiscales et la quasi-totalité de ses exportations. Mais, malgré tout, le président s’est voulu rassurant.

C’est dans l’édifice flambant neuf qui abrite dorénavant l’Assemblée nationale que le président angolais a pris la parole. Un discours centré sur les questions économiques.
Malgré la chute des cours du brut et le ralentissement de la croissance qui est passée de 3% l’an dernier à 1% pour 2016, le président s’est voulu rassurant.

Messieurs les députés, chers compatriotes, malgré la dégradation de la situation économique provoquée par la chute des prix du pétrole,l’Angola s’en sort mieux que d’autres pays. Il n’y a pas eu de stagnation de l’économie, mais simplement un ralentissement de la croissance et le processus de développement se poursuit. Pour sortir de cette crise, nous avons choisi le chemin de la diversification de l’économie. Ce n’est pas nouveau, mais nous continuons nos efforts. Au mois de janvier 2016, le taux de change a été dévalué de 15% avec le dollar. Nous avons assisté à une baisse des prix des produits de consommation sur le marché et donc une hausse du pouvoir d’achat des salariés. Notre objectif maintenant est de réduire l’inflation à 1% maximum.

ANGOLA _Son SOIR le président relativise l impact de la crise économique
17-10-2016 - Par RFI

José Eduardo Dos Santos a loué les progrès de l’Angola en matière d’infrastructures hydrauliques et électriques, mais une partie des Angolais n’ont pas pu suivre la fin du discours en raison d’une coupure de courant. Le président laisse toujours planer le doute quant à son avenir. 

Au pouvoir depuis 37 ans, il a promis qu’il ne se retirerait de la vie politique en 2018. Mais cet été, il a été réélu à la tête du MPLA, le parti au pouvoir. Il a donc toutes les chances d’être à nouveau désigné président de la République lors des élections générales l’été prochain. Tiendra-t-il sa promesse ? Concernant le scrutin, le président a simplement souhaité qu’il « réponde aux attentes des Angolais ».
 

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.