Congo: les associations multiplient les appels à la paix dans le Pool

Un panneau à l'entrée de Kinkala, dans le Pool.
© Laudes Martial Mbon / AFP

Au moins une vingtaine de personnes ont péri et 10 000 autres ont été déplacées dans le département du Pool ces derniers temps. Le pouvoir congolais accuse l'ancien chef rebelle, le pasteur Ntumi et ses partisans de perpétrer des actes terroristes ; tandis que ces derniers dénoncent des bombardements de l'armée. Au milieu, des ONG et associations, telle que l'association des Femmes Leaders du Pool, ont appelé ce week-end le Pasteur Ntumi à adopter une attitude responsable, et le président Denis Sassou Nguesso à prendre des mesures qui s'imposent pour rétablir la paix.

C’est Marie-Chantal Kodia, vice-présidente de l’association Femmes leaders du Pool, qui a résumé la déclaration de cette organisation qui appelle le chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso à prendre toutes ses responsabilités et le pasteur Ntumi d’adopter une attitude responsable afin que la paix revienne dans le Pool.

« Le président de la République est garant de la sécurité de notre pays. Nous l’avons demandé et nous le disons encore, c’est à lui de protéger cette population qui est égarée aujourd’hui, et nos enfants qui sont perdus, a déclaré Marie-Chantal Kodia. Le Pasteur Ntumi est soi-disant présumé innocent. Il n’a qu’à venir à la justice parce qu’il y a un mandat d’arrêt sur lui, et à ce moment, il pourra s’expliquer ! »

Associations et ONG tirent la sonnette d'alarme

La Fédération congolaise des droits de l’Homme et la Coordination des réseaux et associations de la société civile pour la gouvernance démocratique et électorale ont lancé le même cri.

Habib Bokamba Yangouma est leur porte-parole. « Ça fait aujourd’hui près de deux décennies que les populations du Pool se déplacent, explique-t-il. On ne peut pas, au nom d’un certain principe, faire que les gens vivent dans ce que nous voyons ! C’est une situation grave ! »

Les ONG et associations sont préoccupées par la situation du Pool, où au moins 21 personnes ont été tuées et au moins 10 000 autres déplacées ces dernières semaines, selon les estimations officielles.

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