Putsch raté au Burkina: un expert allemand chargé d'analyser les enregistrements

Djibrill Bassolé, lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso.
© AFP PHOTO / AHMED OUOBA AHMED OUOBA / AFP

Le juge d'instruction militaire burkinabè, François Yaméogo, chargé de l'enquête sur la tentative de coup d'Etat de septembre 2015, a adopté le 23 septembre une ordonnance demandant à Hermann Künzel, expert allemand en investigations acoustiques officiant notamment auprès de la Cour pénale internationale, d'analyser les enregistrements téléphoniques mettant en cause Djibrill Bassolé. Une étape primordiale dans l'affaire des écoutes qui mêlent l'ancien ministre et l'actuel président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro. Les résultats de cette expertise seront un tournant décisif sur l'implication ou pas de l'ex-chef de la diplomatie burkinabè dans le putsch.

C'est à l'initiative du juge d'instruction François Yaméogo que les documents sonores présentés comme les conversations entre Djbirill Bassolé et Guillaume Soro feront l'objet d'une expertise par l'Allemand Hermann Künzel régulièrement consulté par la Cour pénale internationale. Des fichiers contenus dans une clé USB et présentés aux différentes parties ont été transmis à l'expert.

Les résultats d'expertise de deux fichiers sont particulièrement attendus. Les prétendues conversations entre Djbrill Bassolé et deux hommes : Guillaume Soro, le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, et un officier des forces armées nationales du Burkina Faso.

Il s'agira pour l'expert allemand de démontrer si les bandes ont été manipulées ou pas. Selon l'un des avocats de l’ancien ministre Bassolé, les fichiers remis au juge étaient intitulés en anglais, alors que le français reste la langue officielle utilisée au Burkina Faso. Ce qui pourrait remettre en cause la provenance des documents.

Une première expertise demandée par Maître William Bourdon, l'un des avocats de Djibrill Bassolé et réalisée par un expert français avait remis en cause l'authenticité de la prétendue conversation entre Djibrill Bassolé et Guillaume Soro. Il avait évoqué l'hypothèse « d'un montage » réalisé à partir de plusieurs conversations téléphoniques.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.