Burkina Faso: opération de police contre des présumés terroristes

Les démineurs du génie militaire fouillent le sac du présumé terroriste abattu dans le quartier de Kilwin à Ouagadougou le 23 octobre 2016.
© RFI/Yaya Boudani

Au Burkina Faso, dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 octobre, la police a mené une opération contre des présumés terroristes. Suite à une information de la population, les forces de sécurité ont mené une enquête dans plusieurs quartiers de la capitale à la recherche de plusieurs personnes venues recruter des jeunes pour une formation en vue de s’attaquer aux postes des forces de défense et de sécurité. Après une course poursuite et des échanges de tirs, un présumé terroriste a été abattu et ses complices ont pris la fuite, abandonnant sur place un véhicule. Ils sont toujours recherchés et certains auraient été localisés dans la ville de Bobo-Dioulasso. Selon Lazare Tarpaga, le directeur général de la police nationale, ces individus seraient de nationalité burkinabè.

Le ministre de la Sécurité intérieure Simon Compaoré demande aux journalistes de se tenir à une bonne distance pendant que les démineurs du génie militaire retirent des mains du présumé terroriste une grenade offensive. Suite à une dénonciation de la population, des recruteurs de jeunes ont été pris en chasse par la brigade anti-criminalité.

« Nous avons touché celui qui voulait tirer sur nos hommes. On l’a touché mortellement, explique Lazare Tarpaga, directeur général de la police nationale. Nous sommes toujours en train de rechercher les autres, parce qu’il n’était pas seul. Nous sommes en train de les chercher trois autres personnes. »

Quelques éléments ont été appréhendés, selon le ministre de la Sécurité intérieure Simon Compaoré, et leurs complices sont activement recherchés à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso. « Ceux qui doivent être entendus le seront, poursuit-il, ceux qu’on doit rechercher, toutes les forces de sécurité sont à leur trousse et la justice est en train de faire son travail, la police scientifique également. »

Pour, Maïza Sérémé, la procureur du Faso, c’est un acte de terrorisme et les investigations se poursuivent afin de déceler toutes les ramifications : « Nous avons un sac qui contient des portables et différents effets. Nous allons les exploiter pour essayer de retrouver les ramifications avec l’extérieur, avec les complices qui se trouvent à l’extérieur et à l’intérieur du pays. »

Selon les autorités burkinabè, ces terroristes avaient pour objectif de recruter et former des jeunes dans le nord pays en vue de mener des attaques contre les forces de défense et de sécurité.

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