Génocide rwandais: procès en appel de Pascal Simbikangwa à Bobigny

Des journalistes s'installent pour écouter le verdict du procès contre Simbikangwa en 2014.
© Reuters/Jacky Naegelen

Le procès en appel de Pascal Simbikangwa s'ouvre ce mardi matin 25 octobre devant les assises de Bobigny. Accusé de génocide au Rwanda, l'homme a été condamné une première fois, il y a deux ans, à 25 ans de réclusion criminelle, au cours d'un procès historique, le premier en France d'un présumé génocidaire. Portrait de l’accusé.

Lorsqu’il comparaît devant les assises de Paris en mars 2014, Pascal Simbikangwa, 54 ans, est le premier accusé en France, lié au drame rwandais. Et cet ex-capitaine de la garde présidentielle du régime Habyarimana impressionne la Cour. Sur le banc des parties civiles, Emmanuel Daoud, avocat de la Ligue des droits de l’homme (LDH), fait face à cet homme paraplégique.

« Pascal Simbikangwa est très content et très satisfait de lui. Il n’hésite pas d’ailleurs à évoquer les ouvrages qu’il a pu écrire, sa capacité à faire de l’analyse stratégique, à y voir clair, notamment au cœur des ennemis du régime qu’il soutenait et qu’il défendait. Il a tout au long de ce procès hésité entre minimiser son rôle et, dans le même temps, dire à la Cour d’assises, je suis quelqu’un d’extrêmement intelligent, d’extrêmement cultivé, en disant : « attention, vous n’avez pas affaire à n’importe qui » », se souvient l'avocat de la LDH.

L’ex-capitaine de la garde présidentielle écope de 25 ans de prison, en 2014, mais, contre vents et marées, Pascal Simbikangwa soutient n'avoir vu aucun cadavre à Kigali, sa défense dénonçant un procès « politique ». Quant à l'accusation, lors de ce second rendez-vous judiciaire, ce mardi, elle devrait à nouveau requérir la réclusion à perpétuité contre celui qu'elle décrit comme un « génocidaire négationniste ».

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