Violences dans le Pool au Congo-Brazza: le Parlement interpelle le gouvernement

Un panneau à l'entrée de Kinkala, dans le Pool.
© Laudes Martial Mbon / AFP

L'Assemblée nationale a interpellé mercredi 26 octobre le gouvernement pour éclaircir la situation dans le département du Pool, au sud de Brazzaville. Ce dernier désigne le pasteur Ntumi et l'ancien candidat à la présidentielle, Guy Brice Parfait Kolélas, comme principaux instigateurs des événements.

La déclaration du président de l’Assemblée nationale, Justin Koumba, est solennelle : « L’Assemblée nationale a estimé nécessaire d’interpeller le gouvernement aujourd’hui. »

C’est après ce mot introductif que l’interpellation du gouvernement a commencé par les questions adressées au Premier ministre, Clément Mouamba. « Alors M. le Premier ministre, qu’est-ce qui se passe réellement dans le département du Pool ? », interroge Accel Arnaud Ndinga Makanda, député de la majorité.

Ntumi et Kolélas, désignés responsables

Dans sa réponse, le chef du gouvernement a énuméré les causes de la crise, qui d’après lui, tire ses origines de la présidentielle, désignant le pasteur Ntumi et le candidat Guy Brice Parfait Kolélas comme responsables de la situation dans le département du Pool. Guy-Brice Parfait Kolélas a rejeté toutes les accusations portées sur lui, présentant Ntumi comme un produit fabriqué par le pouvoir pendant que Kolélas vivait en exil.

Le Premier ministre a par ailleurs rappelé les solutions de sortie de crise préconisées par le gouvernement. « Sur le plan politique, le gouvernement attend de la classe politique et notamment des élus nationaux et locaux qu’ils se mobilisent à ce qu’ensemble nous réduisions les terroristes à leur plus simple expression de délinquants primaires et lâches », insiste-t-il.

Le député de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala, est resté sur sa soif. « Qu’il s’agisse de cause, qu’il s’agisse de l’engagement de nos forces sur le terrain, qu’il s’agisse des solutions et de propositions de sortie de crise, je n’ai pas appris beaucoup de choses », note-t-il.

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