RDC: cérémonie d’hommage aux militants UDPS tués lors de violences en septembre

Etienne Tshisekedi et sa femme arrivent pour la cérémonie d’hommage aux militants UDPS morts lors des violences de septembre en RDC, le 1er novembre 2016.
© RFI/Sonia Rolley

En RDC, les dépouilles de six corps de militants du parti d'opposition Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), tués, les 19 et 20 septembre, lors de ces manifestations contre le président congolais Joseph Kabila, ont été exposées publiquement ce lundi à Kinshasa. Et ce mardi matin, une cérémonie en présence d'Etienne Tshisekedi et de membres du Rassemblement de l'opposition a donc eu lieu au siège de l'UDPS avant les obsèques des six hommes.

Un camion transportant les six cercueils, escorté par des centaines, voire des milliers de limitants de l’UDPS marchant et chantant sur le boulevard Lumumba, a créé des embouteillages. On sait qu’à Kinshasa, toute manifestation politique est interdite. D’ailleurs, le vice-gouverneur de la ville l’a rappelé lundi dans un communiqué, mais pour l’instant, tout se passe dans le calme.

Lors de la cérémonie, Etienne Tshisekedi et sa femme, que l’on surnomme « Maman Marthe », ont été les premiers à rendre hommage aux six cercueils, dans l’enceinte du siège de l’UDPS qui porte encore les stigmates de la nuit de l’attaque entre le 19 et 20 septembre 2016. Le rez-de-chaussée d’ailleurs est encore entièrement calciné. C’est d’ailleurs là que sont mortes l’essentiel de ces victimes.

« Il faut mieux mourir debout que vivre à genou »

Ce n’est pas le vieux leader de l’opposition qui a pris la parole, mais son secrétaire général, Jean-Marc Kabund-a-Kabund : « L’hommage de ce jour est rendu à des héros. Votre sang va bientôt libérer le Congo ». Un long discours très politique en présence des membres du Rassemblement de l’opposition, cette plateforme que chapote Etienne Tshisekedi. Le secrétaire général de l’UDPS a insisté : « Il faut mieux mourir debout que vivre à genou ».

Beaucoup de gens étaient présents pour accompagner cette cérémonie. Des gens qui accusent le régime d’être responsable des violences et de la mort de ces militants. Des accusations réciproques puisque le gouvernement insiste lui aussi, et malgré un rapport de l’ONU, sur le fait que ce sont bien les opposants qui sont à l’origine de l’essentiel des victimes et des destructions des 19 et 20 septembre 2016.

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