RDC: l'UDPS enterre ses militants tués dans la nuit du 19 au 20 septembre

A Limete, Kinshasa, le siège du parti d'opposition congolais UDPS a été incendié, le 20 septembre 2016.
© RFI/Sonia Rolley

En RDC, c'est ce mardi 1er novembre que l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) enterre six de ses militants tués dans l'attaque contre le siège de son parti. Dans la nuit du 19 au 20 septembre, plusieurs sièges de partis politiques d'opposition sont attaqués, un assaut qui avait tout l'air d'être des représailles après la destruction de plusieurs locaux de partis de la majorité ou de partis participant au dialogue national lors d'une manifestation de l'opposition. Les corps des victimes des 19 et 20 septembre ont fait l'objet d'une querelle entre le gouverneur de la ville et le rassemblement de l'opposition. Finalement, l'UDPS n'a pu obtenir d'enterrer que six corps, ceux des militants qui pour la plupart ont été brûlés vifs dans le siège de l'UDPS. Avant l'enterrement, en présence d'Etienne Tshisekedi, il y a eu la levée des corps et une veillée au siège du parti.

Face à face, des « combattants » de l'UDPS très remontés et des responsables d'une des morgues de Limete, inquiets de voir la police intervenir pour les disperser. Ils les appellent au calme : « Ne créez pas du désordre. Je vous en prie, s’il vous plait. Prenez vos corps et allez pleurer calmement ».

Entre colère et émotion, les familles sont là aussi dont cette femme dont le père était un militant de l'UDPS de la première heure. Il est mort des suites de brûlures dans l'incendie du siège du parti : « J’ai mal à la tête. J’ai mal au cœur. J’ai perdu mon père. Ça fait mal. »

Les combattants de l'UDPS accompagnent les cercueils jusqu'au siège du parti. Pour le secrétaire général de l'UDPS, le sang ne peut avoir coulé en vain Et il faut honorer la mémoire de ces victimes, dit-il, en « poursuivant la lutte jusqu'au départ du président Kabila, le 19 décembre ». Derrière le siège du parti, qui porte encore les stigmates de l'attaque, six cercueils et une banderole : « Plus jamais ça ».

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