Madagascar: la sécurité au sommet de la Francophonie mise en doute

Le minstre de la Défense assure que policiers, gendarmes et militaires sont «hyper entrainés».
© ALEXANDER JOE / AFP

A Madagascar, une explosion a eu lieu lundi 31 octobre dans la soirée sur le chantier d’un hôtel sensé accueillir des participants au XVIe sommet de la Francophonie dans un peu plus de 15 jours. La déflagration a été faible et seuls des blessés légers sont à déplorer parmi les ouvriers. L'hôtel A&C qui a été visé, appartient à une proche du pouvoir. Selon le ministre de la Défense malgache, il s’agit bien d’un acte criminel et pas d’un accident. Si proche du sommet de la Francophonie, cet événement questionne la sécurité de l’événement. Derrière le discours rassurant, le peu de moyens des forces de l’ordre et leur manque d’expérience fait douter certains observateurs.

Les experts n’ont pas trouvé de débris suffisants de l’engin explosif pour permettre de déterminer sa nature ou d’avancer une hypothèse sur les auteurs de cet acte qui ont pu accéder librement au site. Joint par téléphone, le ministre de la Défense, le général Béni Xavier Rasolofonirina, qui est en charge de la sécurité pour le sommet, prend l’événement au sérieux. C‘est l’image de Madagascar qui est en jeu face à la communauté francophone.

Le ministre se veut toutefois rassurant : policiers, gendarmes et militaires sont « hyper entraînés » selon ses termes. Un maximum d’effectifs sera déployé dès l’arrivée des premiers participants, au moins 5 000 hommes, selon Hugues Ratsiferana, président du Comité national d’orientation du sommet. Lui aussi veut calmer les inquiétudes. « Il y a quelques troubles de la sécurité, mais tous les sites sont verrouillés, même les nouvelles routes sont pratiquement sanctuarisées », affirme-t-il.

Et Madagascar a pu compter sur l’aide bilatérale de pays comme la France, le Canada ou l’Egypte pour les formations de ses éléments et même de pays voisins hors francophonie, pour compléter les moyens des forces armées.

Enfin, même les citoyens seront mobilisés à travers des associations communautaires dans les quartiers de la capitale pour recueillir des informations et prévenir toute entrave à la sécurité.

→ A (re) faire : Madagascar se prépare à accueillir le sommet de la Francophonie

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