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Niger

Niger: affrontements meurtriers entre éleveurs et agriculteurs dans le Sud

Les violences ont eu lieu dans la région de Tahoua, dans la bande sud du Niger, limitrophe avec le Nigeria.
© Eco Images / Universal Images Group

Dans le village de Bangui, dans la région de Tahoua au Niger, des violences ont fait 18 morts selon le ministère de l'Intérieur, 20 selon d'autres sources, et plusieurs dizaines de blessés. Une altercation entre un éleveur et un sédentaire serait à l'origine du drame. En cette fin de saison des pluies et au début des grandes récoltes, les conflits sont fréquents dans cette partie du Niger où cohabitent les communautés peules et sédentaires.

Ce sont en majorité des femmes et des enfants qui sont les premières victimes de ce drame de Bangui, une commune de la préfecture de Madaoua, frontalière du Nigeria dans la bande sud du pays.

Selon le maire de cette commune rurale, Oumarou Mamane, tout est parti d’une bagarre hier, mardi 1er novembre, en milieu de matinée entre un éleveur et un agriculteur, suite à des dégâts champêtres. Cette première altercation s’est soldée par la mort du propriétaire du champ. Après son forfait, le jeune berger a fui la zone avec son troupeau.

Sitôt alertés, les premiers groupes d’agriculteurs venus à la rescousse ont dû rebrousser chemin, les éleveurs lourdement armés de flèches et de gourdins leur ont barré la route.

Cases incendiées

De retour au village, des groupes de jeunes agriculteurs se sont rabattus sur le quartier des éleveurs en brûlant toutes les cases sur leur passage. En l’absence des hommes partis au pâturage, les femmes et leurs enfants se sont réfugiés dans leur case. Et dans leur folie meurtrière, les agriculteurs n’ont pas fait de distinction en mettant le feu aux cases, où toutes les victimes sans défense sont mortes calcinées.

On dénombre au moins vingt morts et plusieurs dizaines de blessés, évacués dans les centres de santé environnants. La résidence du maire de la commune rurale, ainsi que son véhicule de fonction, sont également partis en fumée.

En fin de journée, le calme est revenu dans cette bourgade de Bangui où cohabitent les deux communautés. D’importantes forces de sécurité ont été déployées. Les morts ont été enterrés à la tombée de la nuit.

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