Nigeria: une lycéenne de Chibok retrouvée, «Bring Back Our Girls» garde espoir

Manifestation à Abuja le 18 juin 2014 du collectif #BringBackOurGirls (rendez-nous nos filles), né après l'enlèvement des 200 lycéennes de Chibok en avril 2014.
© REUTERS/Afolabi Sotunde

Au Nigeria, une des lycéennes de Chibok a été retrouvée ce samedi 5 novembre au matin par l'armée à Pulka, dans l'Etat de Borno. Portant un bébé de dix mois, la jeune fille a été identifiée parmi un groupe de personnes ayant fui la forêt de Sambissa réputée pour être un sanctuaire de Boko Haram. Le groupe islamiste avait enlevé 276 lycéennes à Chibok en avril 2014. 196 seraient toujours aux mains des terroristes. La nouvelle a en tout cas été saluée par le groupe Bring Back our Girls, qui milite pour la libération des lycéennes.

Pour le moment, on ne connait pas l'état de santé de la jeune fille retrouvée ce samedi matin. « Elle a été déplacée pour recevoir des soins. Il y a des médecins, des psychologues, sur le terrain », explique Jeff Okoroafor, membre de l'équipe stratégique de « Bring Back our Girls » joint par RFI. Pour autant, ces mesures de suivi sont selon lui insuffisantes. « Nous pensons qu'il faut faire plus. Il faut davantage structurer leur parcours vers la réintégration, la réinsertion dans la société. Même si bien entendu nous déconseillons qu'elles retournent à Chibok pour l'instant ».

En tout cas, la découverte de la jeune femme est « une bonne nouvelle » pour le collectif qui milite pour la libération des lycéennes de Chibok. « Cela nous rend optimistes et nous pensons que les forces nigérianes réussiront à libérer les autres. Nous croyons qu'elles sont vivantes, détenues par Boko Haram, et que le gouvernement fera son maximum. Peu importe les moyens. L'important c'est qu'elles reviennent », ajoute Jeff Okoroafor, précisant que si jamais les autres lycéennes sont mortes, « alors nous voulons voir leurs corps. Nous avons besoin de preuves, pour pouvoir faire notre deuil ».

Pour lui, l'armée nigériane est pleinement investie dans sa lutte contre Boko Haram, rappelant que l'organisation terroriste commence à montrer des signes de faiblesse. « Il y a deux mois, le groupe avait diffusé une vidéo disant qu'il était prêt à négocier, à un moment où il était dépassé militairement. Cela veut dire que le gouvernement peut négocier quand il est en position de force. Et si dialoguer permet des libérations, je ne vois pas le problème. Toutes les options sont risquées. Mais il faut choisir et il faut agir. Pour l'amour de Dieu ça dure depuis deux ans. C'est bien assez ! »

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