L'élection de Trump ou le scénario-catastrophe qui plane au-dessus de la COP22

S'il est élu, Donald Trump a promis de quitter l'accord de Paris sur le climat.
© Derek BLAIR / AFP

En ce jour d'élection présidentielle, beaucoup auront les yeux rivés sur les Etats-Unis. A Marrakech aussi. Les négociateurs présents pour la COP 22 vont retenir leur souffle, car du résultat de scrutin pourrait dépendre le succès de cette COP, dans la mesure où le candidat républicain Donald Trump a promis, en cas de victoire, de quitter l'accord de Paris signé il y a an et ratifié en septembre dernier par Barack Obama.

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08-11-2016 - Par Sara Doublier

Si Donald Trump était élu, la cause climatique perdrait l'un de ses principaux alliés. Un allié récent, certes, on se souvient que l'ancien président Georges Bush n'avait pas ratifié le protocole de Kyoto, mais un allié de poids. Les Etats-Unis, c'est plus de 12% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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Concrètement, que se passerait-il ? Un retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris comme Donald Trump l'a promis. Mais puisqu'entre temps Barack Obama a ratifié le texte et que ce dernier est entré en vigueur, le candidat républicain devrait attendre au minimum trois ans avant de pouvoir claquer officiellement la porte. En revanche, rien ne l'empêche entre-temps, comme il l'a annoncé, de revenir sur certaines mesures phares de Barack Obama en faveur du climat. Par exemple en dérégulant l'exploitation du gaz de schiste ou annulant la fermeture de plusieurs centrales à charbon.

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Ce qui pourrait avoir un effet d'entraînement. Si les Etats-Unis ne respectent pas eux-mêmes les engagements pris à Paris, d'autres pays pourraient être découragés. Que ferait la Chine par exemple, qui a agi main dans la main avec les Etats-Unis sur ce dossier ces derniers mois ? Les spécialistes s'interrogent et dans ce contexte, il y a fort à parier que très peu d'engagements concrets seront pris à Marrakech, tant que l'hypothèque Trump ne sera pas levée.

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