RCA: le président Touadéra en Côte d'Ivoire pour demander l'aide de Ouattara

Le président ivoirien Alassane Ouattara accueille son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra à Abidjan, le 7 novembre 2016.
© REUTERS/Thierry Gouegnon

A Abidjan, lundi 7 novembre, le président centrafricain Touadéra a été reçu par son homologue ivoirien Ouattara. Une visite à plusieurs intérêts : demander le soutien de la Côte d’Ivoire dans les démarches à venir de reconstruction de la Centrafrique, mais aussi s’inspirer de la situation passée du pays, et enfin solliciter les bailleurs des fonds, à commencer par la Banque Africaine de développement.

Double mission pour le président Faustin-Archange Touadera : d’une part, chercher des soutiens financiers et d’autre part se nourrir de l’expérience pas si lointaine de la Côte d’Ivoire qui s’emploie encore aujourd’hui à reconstruire le pays marqué par dix ans de crise et à réconcilier les populations antagonistes.

« Nous allons entamer donc un processus de désarmement et de réconciliation nationale, de cohésion sociale, a déclaré Faustin-Archange Touadéra après sa rencontre avec Alassane Ouattara. Le peuple ivoirien avec beaucoup de résilience a pu sortir de cette situation. Nous voulons en retirer l’expérience qui fait qu’aujourd’hui la Côte d’Ivoire renoue avec le développement. »

Autre motif de préoccupation pour beaucoup de Centrafricains, le départ de la force française Sangaris du pays. « On souhaitait que cette force puisse rester, mais pour des questions intérieures, je pense que la France a décidé de retirer Sangaris, mais nous a assurés que 200 à 300 hommes resteraient en Centrafrique et appuieraient donc la Minusca. Mais il y a aussi une unité technique de drones qui sera déployée d’ici le mois de janvier pour continuer à assurer la protection civile », explique-t-il.

Le retour à la paix ne peut venir que d’investissements dans la reconstruction des infrastructures, des crédits aux paysans et de l’aide pour les écoles ou pour réhabiliter les points d’eau dans un pays sous-développé, déclare le président Touadera.

Pour cela, il compte sur l’appui de la Banque africaine de développement (BAD) et de la conférence des bailleurs de fonds prévue le 29 novembre prochain à Bruxelles.

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