RCA: une enquête ouverte après la manifestation meurtrière du 24 octobre

Lors de la journée ville morte lundi 24 octobre, des barricades avaient été érigées dans Bangui pour protester contre la présence de la Minusca.
© REUTERS

La force onusienne en RCA, la Minusca, est encore au centre des discussions. Le ministre centrafricain de la Justice a annoncé vendredi 11 novembre l'ouverture d'une enquête visant entre autres la force des Nations unies dans le pays après la mort de quatre civils à Bangui lors d'une manifestation le 24 octobre dernier.

La journée « ville morte » du 24 octobre n’en finit pas de faire parler d’elle. Des violences avaient éclaté à Bangui à l'occasion d'une journée « ville morte » organisée par plusieurs organisations de la société civile. Quatre civils avaient trouvé la mort, et une dizaine de personnes avaient été blessées.

Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, la force onusienne en Centrafrique, a souhaité réagir. « Au lendemain des événements du 24 octobre, la mission avait annoncé sa disponibilité à coopérer avec les autorités judiciaires centrafricaines. C’est ce que nous allons faire. Nous avions également dit que s’il y a des responsabilités, la Minusca les assumerait, mais laissons cette enquête être conduite », a-t-il assuré.

De nombreux Centrafricains saluent l’ouverture de cette enquête, comme Maître Bruno Hyacinthe Gbiegba, l’un des avocats des organisateurs de la journée « ville morte ». « La Minusca va plutôt jouer l’effet d’annonce, mais elle fera obstruction. Pour rassurer aujourd’hui la population centrafricaine sur leur intention réelle, il est important déjà de nous dire quel est le contingent qui a ouvert le feu. Aujourd’hui, la Minusca n’a pas encore fait cette annonce. Il faudrait que l’enquête soit effective et que des poursuites débouchent sur des condamnations et aussi l’indemnisation des parents de ces victimes », soutient-il.

Pour rappel, l’un des volets de l'enquête vise aussi les organisateurs de la manifestation, dont deux des meneurs qui ont été arrêtés lundi dernier pour atteinte à la sûreté de l’État et trouble à l’ordre public.

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