Législatives ivoiriennes: les forces politiques en ordre de marche, ou presque

Les élections législatives se tiendront le 18 décembre en Côte d'Ivoire.
© Sia KAMBOU / AFP

Avant les élections législatives du 18 décembre prochain en Côte d’Ivoire, les forces politiques se mettent en ordre de marche. Le RHDP, la coalition de la majorité, a fini de boucler ses investitures. En face, une partie de l'opposition espère bien cette fois tirer son épingle du jeu. Tout le monde est donc en place, ou presque.

Pour le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, les jeux sont faits ou presque. On connaît désormais 237 des 255 candidats à la députation. Il manque encore quelques députés issus des partis alliés de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI), du Mouvement des forces d’avenir (MFA) ou de l’Union pour la Côte d’Ivoire (UPCI). Mais le plus gros des troupes devant représenter le RHDP est désormais officiel.

Pour les députés frondeurs, les jeux sont faits. Ou presque. Kouadio Konan Bertin, « l'enfant terrible » du Parti démocratique de Côte d’Ivoire avait claqué la porte de l'Assemblée nationale au moment du vote de la Constitution. C'est désormais la porte de la maison PDCI qu'il claque en se présentant en indépendant dans son fief de Port-Boüet.

On a un sérieux problème de fond ! L’emploi des jeunes est un problème de fond. La faim et la cohésion sociale, la réconciliation… Voici les préoccupations des Ivoiriens aujourd’hui. Vous comprenez donc qu’ils [les Ivoiriens] ne s’intéressent plus au discours de la classe politique, au boycott des élections… Eux-mêmes, ça ne les intéresse plus. Le RHDP a fait trop de tort à la Côte d’Ivoire ! Et je ne vois pas les Ivoiriens continuer de donner encore leur confiance à cet attelage qui n’a pas de nom finalement, qui n’a pas de visage !
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16-11-2016 - Par Frédéric Garat

« Concernant Kouadio Konan Bertin, il a été candidat contre notre candidat. A partir de cet instant, lui-même savait qu'il ne pouvait plus solliciter le parrainage du parti », souligne Maurice Guikahué, le premier secrétaire général du RHDP.

Autre « enfant turbulente », Yasmina Ouegnin, droite dans ses escarpins, a refusé de se plier à la discipline du parti en votant comme un seul Parlement la nouvelle Constitution. Ne faisant pas secret de son opposition, elle se retrouve au ban du PDCI, contrainte elle aussi et assumant de se présenter en indépendante à Cocody.

Une partie du FPI de retour dans le jeu

Pour l'opposition, les jeux sont faits ou presque. Si le Front populaire ivoirien (FPI), tendance Aboudramane Sangaré, est toujours dans sa logique du boycott, l'autre aile FPI de Pascal Affi N'Guessan entend bien en découdre cette fois avec la majorité. C'est aussi le cas de l'Union républicaine pour la démocratie (URD) de Danièle Boni-Claverie ou du centriste Gnangbo Kacou.

Le 18 décembre, ce sera pour l'opposition, si disparate soit-elle, l'occasion de voir si les électeurs ivoiriens adhérent à leur discours de protestation.

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