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Libye

La Libye minée par les rivalités ethniques et tribales meurtrières

En février et mars 2012 déjà, plus de 250 personnes sont mortes dans des affrontements opposant tribus arabes et non-arabes dans deux villes désertiques du sud de la Libye, Sebha et Koufra (photo d'illustration).
© AFP PHOTO / STR

Moins mises en avant que la division politique, la présence de l'organisation Etat islamique ou le drame des migrants, les rivalités ethniques et tribales minent également la Libye. Comme en témoignent les graves incidents qui secouent Sebha, au sud du pays, depuis plusieurs jours et qui ont fait plusieurs dizaines de morts.

Tout serait parti d'un singe. L'animal appartenant à un boutiquier aurait attaqué un groupe d'écolières, blessant au visage l'une d'entre elles. Problème : le propriétaire du singe appartient à la tribu des Kadhadfa, les écolières à celui des Ouled Slimane. Les deux tribus vivent côte-à-côte mais se vouent une haine tenace depuis la révolution de 2011.

L'ancien guide libyen vient de la tribu Kadhadfa qui se sent marginalisée alors que les Ouled Slimane ont pris l'ascendant politique en ville. Dans le quartier de Manshia, des écoles du quartier possèdent plusieurs entrées pour éviter que les familles des tribus ne se croisent. Elles côtoient des mosquées différentes.

L'incident du singe a mis le feu aux poudres. Des armes lourdes comme des mortiers et des mitrailleuses ont été sorties causant un bilan provisoire de 21 morts et une cinquantaine de blessés. Les combats continuaient encore dimanche 20 novembre en fin d'après-midi.

La Troisième Force, une milice de la ville de Misrata, est chargée de la sécurité de la capitale du Fezzan, la région sud du pays. Mais leurs ordres sont de protéger uniquement les sites stratégiques en veillant à ne pas prendre parti pour l'une ou l'autre des tribus ou ethnies de Sebha.

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