Répression en RDC: une résolution pour des sanctions européennes

Pour la parlementaire belge, les sanctions doivent être ciblées sur les responsables d'exactions (police de la MONUSCO aux sièges des partis politiques congolais saccagés lors des violentes manifestations politiques des 19 et 20 septembre 2016 à Kinshasa).
© Photo MONUSCO/Marie-Jeanne LAMAH

Après les Etats-Unis, l’Union européenne fait aussi monter la pression sur la République démocratique du Congo pour que des sanctions soient prises contre des personnalités congolaises qui seraient impliquées dans la répression de manifestations ou les arrestations arbitraires qui se sont multipliées ces derniers mois dans le pays. Une résolution est en cours de préparation.

A la tête de cette initiative, les députés socialistes européens qui, depuis quelques jours, préparent une résolution demandant à ce que des sanctions soient prises contre un certain nombre de personnalités congolaises. Cette résolution sera présentée la semaine prochaine au Parlement européen et elle vise à faire pression sur le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne. La question des sanctions imposables à la RDC est au menu de la prochaine réunion prévue pour le 12 décembre.

RFI a interrogé Marie Arena, députée belge du groupe des Socialistes et Démocrates, qui participe à la rédaction de cette résolution. Pour elle, il est important « que l’Europe donne un message clair par rapport aux autorités congolaises sur la question de la sécurité et du respect des citoyens congolais ».

L’Europe est un des premiers donateurs de la République démocratique du Congo, rappelle la députée. « Nous sommes dans le cadre de l’accord de Cotonou, c’est-à-dire que nous avons, vis-à-vis de la République démocratique du Congo, un certain nombre de principes que mutuellement nous avons décidé de respecter. Et quand la République démocratique du Congo et son gouvernement ne respectent pas la question de la liberté d’expression par rapport à l’organisation des élections, eh bien ils ne respectent pas l’accord que nous avons passé entre nous pour pouvoir continuer à travailler ensemble ».

« Les Américains ont déjà pris un certain nombre de sanctions vis-à-vis de dirigeants congolais », rappelle encore Marie Arena, « donc je pense qu’il est important aussi que l’Europe donne ce message clair, pour faire en sorte que les autorités congolaises n’utilisent pas la force, comme elles l’ont fait jusqu’à maintenant, pour réprimer ces différents points de vue aujourd’hui qui s’expriment en RDC en ce qui concerne la candidature du président Kabila ».

à (re)lire: Kinshasa propose 5000 dollars aux familles des victimes des manifestations

Marie Arena: «Il est important d'avoir des sanctions ciblées» pour ne pas pénaliser la population
25-11-2016 - Par Léa-Lisa Westerhoff

 

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