L'opposant Jean Ping rentre au Gabon et ne compte pas baisser les bras

Jean Ping, qui revendique toujours la victoire à l'élection présidentielle, ici à Libreville.
© Sébastien Nemeth/RFI

Jean Ping doit rentrer ce samedi 26 novembre au Gabon après quasiment un mois à l'étranger. L'opposant, qui conteste la réélection d'Ali Bongo, est passé par la France, la Belgique ou encore les Etats-Unis. Pendant son séjour, il a organisé plusieurs meetings avec la diaspora, il a rencontré des hommes politiques français comme Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, Claude Bartolone ou encore Jean-Christophe Lagarde. Il a aussi été reçu au Quai d'Orsay. Il s'est entretenu avec des parlementaires européens, mais également des élus américains. Un mois à tenter de convaincre les partenaires internationaux du bien-fondé de son combat.

Après un mois à diffuser son message Jean Ping estime avoir été compris. Et si certains jugent la crise gabonaise terminée, l'opposant demande à la communauté internationale de ne pas se voiler la face. « Il faut gratter un peu et il faut que nos partenaires internationaux mettent des lunettes et non pas constater de loin comme ça que c’est calme. Le calme c’est nous qui l’imposons, c’est un pays mort aujourd’hui », estime-t-il.

A son retour, Jean Ping promet d'engager un rapport de force total, précisant qu'il ne donne aucun mot d'ordre et que c'est au peuple de décider de son destin. L'opposant annonce aussi deux dialogues. Une conférence de réconciliation et de refondation de la République, lorsque son camp sera au pouvoir. Et une autre, plus modeste, prochainement, et où presque tout le monde pourra participer. « Ce sera un dialogue pour pouvoir nous mettre en ordre de bataille, précise-t-il. Tout le monde peut y participer, sauf une personne, une seule : Ali ».

Jean Ping pense sérieusement aux législatives de décembre. Selon lui, l'opposition choisira collégialement entre boycott et participation, même s'il semble avoir une certaine préférence. « Si nous n’avions pas participé à l’élection présidentielle, nous aurions donné le pouvoir en cadeau à Ali et il n’aurait pas été contesté. Donc ce qui est sûr, si nous décidons de participer, nous allons le battre, comme nous l’avons toujours battu », assure-t-il. 

Enfin, Jean Ping attend beaucoup du rapport de la mission d'observation électorale européenne, prévu début décembre. Il espère notamment des sanctions ciblées contre le pouvoir.

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