Burundi: les fonctionnaires sommés de participer à une manifestation

Manifestation, à Bujumbura, à l’appel du gouvernement, contre la Belgique et la Commission d’enquête des Nations unies sur les violations des droits de l’homme commises dans le pays, le 26 novembre 2016.
© ONESPHORE NIBIGIRA / AFP

Au Burundi, plusieurs milliers de personnes ont défilé, samedi 26 novembre, dans la capitale, Bujumbura, contre la Belgique (cible de violentes attaques par les autorités) et la Commission d'enquête des Nations unies sur les violations des droits de l'homme commises dans ce pays. Les manifestants ont fait un sit-in devant l’ambassade de Belgique et ont ensuite défilé en entonnant des chants à la gloire du président Pierre Nkurunziza et en réclamant la suppression définitive de la ligue Iteka, la plus ancienne association de défense des droits de l’homme du Burundi. La marche était organisée par les autorités et était même obligatoire pour les fonctionnaires de la présidence et de la municipalité de la capitale. Le maire de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, était en tête du cortège.

Si, au niveau de la mairie, nous demandons à ce qu’on réponde à la manifestation, je ne vois pas de mal. De toute façon, c’est un rappel à l’ordre. Comme on dit, le boulot commence à 7h30. Il n’y a pas de forcing là-dedans.
Freddy Mbonimpa
27-11-2016 - Par Carol Valade

L’appel à manifester lancé dans toutes les communes du pays a cependant eu un succès moindre en province, comme ont pu le constater des confrères présents sur place.