Sommet de la francophonie: un bilan plutôt positif pour Madagascar

Regagner la confiance de la communauté internationale est l’une des priorités du quinquennat du président de la République Hery Rajaonarimampianina (ici en 2014).
© AFP/JACQUES DEMARTHON

Retour sur le Sommet de la francophonie qui s’est déroulé le week-end dernier à Madagascar. Le gouvernement a tout misé sur l’événement cette année. C’était la première fois que le pays organisait un sommet de chefs d’Etat de cette ampleur et le bilan est plutôt positif : la Grande île signe ainsi son retour sur la scène internationale et a pu nouer de nouveaux liens diplomatiques après son isolement et le coup d’Etat de 2009. Mais surtout, le pays en a profité pour engager une nouvelle dynamique économique avec ses partenaires, à quelques jours de la conférence des bailleurs qui doit se tenir à Paris les 1er et 2 décembre. Regagner la confiance de la communauté internationale est en effet l’une des priorités du quinquennat du président de la République Hery Rajaonarimampianina.

Malgré des mois de doutes et de complications orchestrés par l’opposition, le gouvernement malgache a su mener à bien l’organisation du Sommet de la francophonie. Une manière de prouver le sérieux des autorités et d’en finir avec l’image d’un pays fragile.

La présence remarquée au sommet des anciens chefs d’Etat et farouches opposants Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina conforte d’ailleurs l’idée d’un retour de la stabilité politique. L’opération de charme menée par Madagascar auprès de la communauté internationale lors du sommet semble donc réussie.

En découlent des liens diplomatiques renforcés avec des partenaires historiques comme la France, mais aussi l’ouverture de nouvelles discussions avec le Canada, le Maroc ou le Vietnam.

Discussions qui ont aussi abouti sur le plan économique et de la coopération. Des accords bilatéraux et des contrats ont été signés avec ces pays qui se chiffrent en centaines de millions d’euros.

En marge du sommet, plusieurs rendez-vous économiques comme le Salon de l’industrie ont également joué le rôle de vitrine de Madagascar. C’est un début pour les organisateurs qui souhaitent confirmer cette dynamique lors de la conférence des bailleurs dans quelques jours. Mais aussi lors du Forum francophone des affaires (FFA), le premier réseau mondial d’entreprises, qui devrait se réunir à Madagascar courant 2017.

Bilan positif donc, mais la population qui vit dans la misère reste frustrée comme le note un éditorialiste du quotidien La Tribune : « Le désintérêt ou le rejet de cet évènement par une partie de la population montre que le choix du président de privilégier les relations internationales au détriment de problématiques nationales est mal accepté. »

→ A (re)lire : Francophonie: les crises dans l’espace francophone s’imposent à la fin du sommet

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