Conférence des bailleurs: des promesses au-delà des espérances de Madagascar

Si la capitale est mieux lotie, dans les zones rurales, 4% de la population seulement a accès à l'électricité.
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La Conférence des bailleurs de Madagascar s'est achevée vendredi 2 décembre à Paris. Deux jours de rencontres pour séduire bailleurs et investisseurs internationaux. Les attentes de la Grande Ile ont largement été dépassées. Alors qu'elle espérait mobiliser près de 5,5 milliards de dollars d'investissements, près de 6,5 milliards ont été annoncés. Parmi les secteurs à développer, celui de l'énergie est apparu au cours de ces deux jours comme une priorité.

La Société financière internationale, filiale de la Banque mondiale destinée au secteur privé, s'est engagée à investir 300 millions de dollars à Madagascar sur les deux prochaines années.

« La priorité numéro un à mon avis, c’est le secteur de l’énergie, estime Oumar Seydi, son directeur régional. Ce sont des taux de pénétration qui sont relativement faibles quand on compare Madagascar au reste de l’Afrique. On parle de quelque chose comme 14%. C’est un secteur qui est extrêmement important, parce que sans ce secteur, on ne peut absolument rien faire. »

La majorité de l'électricité malgache provient de centrales au gasoil. L'île doit importer ses combustibles, une solution économiquement mauvaise et écologiquement désastreuse. D'où l'idée de se tourner vers le renouvelable. « Les principaux projets, qui sont quatre grands barrages hydroélectriques, sont déjà attribués. On a déjà entamé le transfert monétaire avec la Banque mondiale », explique Herilanto Raveloharison, ministre de l'Economie.

Le géant du BTP français Eiffage et la société Eranove ont obtenu lors de la conférence la construction et l'exploitation de la centrale hydroélectrique de Sahofika, au sud d'Antananarivo. Un contrat à 825 millions de dollars.

De quoi donner des envies aux concurrents. « Nous avons la plus grande ferme solaire au Maroc, nous avons aussi développé l’énergie hydraulique, l’éolien… Ce sont toutes ces expertises que nous pouvons aujourd’hui partager à travers l’investissement à Madagascar », souligne Faïçal Mékouar, vice-président de la Confédération générale des entreprises du Maroc. 

Seuls 4% de la population rurale malgache a aujourd'hui accès à l’électricité.

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