Mali: report de l'audience dans le procès Sanogo

En août 2013, Amadou Sanogo et Moussa Sinko Coulibaly faisaient la Une du journal «L'Indépendant», avec Didier Dacko, lors de leur promotion au grade de général.
© AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Nouveau report, cette fois-ci à lundi du procès de Amadou Haya Sanogo et de ses co-accusés à Sikasso où ils sont jugés pour « enlèvements, assassinats et complicité d'assassinat ». Evoquant des questions de sécurités, les avocats de la défense et ceux de la partie civile ont refusé de se présenter à la barre.

article réactualisé

Tous les accusés étaient déjà à la barre et parmi eux le général Amadou Haya Sanogo, en costume sombre et cravate bleue ; la cour était également présente quand l’absence des avocats de la défense et de la partie civile est constatée par le président de la Cour.

Celui-ci donne alors la parole au ministère public qui, un peu gêné annonce que « évoquant des problèmes de sécurité, les avocats de la défense et deux de la partie civile ont boycotté l‘audience ».

Interrogés peu après par RFI les avocats donnent leur version des faits : ce vendredi, il leur a été interdit de pénétrer dans la salle d’audience de Sikasso avec leurs téléphones portables. C’est une violation des droits de la défense, ont pesté les avocats. « On veut nous embrigader ! » ont déclaré d’autres avocats. Pour les avocats, qu'ils soient de la défense ou de la partie civile, leurs téléphones sont un instrument de travail.

Un stand équipé d'une connexion internet haut débit

A ce procès tant attendu, la presse privée et étrangère n’ont pas non plus le droit d’entrer dans la salle d’audience avec un téléphone portable. Pas de caméra, ni d’appareil photo, ni de dictaphone non plus. Seul le très officiel Office de radio-télévision du Mali a tous ces droits.

Le ministère public proposera que, ce samedi, les avocats laissent leurs appareils dans un stand qui jouxte la salle d'audience et équipé d'une connexion internet haut débit, de façon à améliorer les conditions de travail des avocats pendant la durée du procès, qui devrait durer plusieurs semaines.