Tentative d'assassinat de Willy Nyamitwe au Burundi: arrestations dans l'armée

Willy Nyamitwe, conseiller du président burundais Pierre Nkurunziza (photo d'archive).
© DR

Après la tentative d'assassinat lundi 28 novembre de Willy Nyamitwe, le conseiller en communication du président burundais, trois officiers issus de l'ancienne rébellion du CNDD-FDD, aujourd'hui au pouvoir, ont été arrêtés. De quoi alimenter les débats et toutes sortes de rumeurs.

L'arrestation mercredi 30 novembre et jeudi 1er décembre de trois hauts gradés de l'armée burundaise, dont deux officiers supérieurs du grade de colonel, tous issus de l'ex-rébellion du CNDD-FDD aujourd'hui au pouvoir dans ce pays, a fait l'effet d'une bombe.

Jusqu'ici en effet, seuls des officiers et soldats en provenance des ex-FAB, l'ancienne armée dominée par la minorité tutsie qui a dirigé le pays pendant plusieurs décennies, accusés ou soupçonnés de liens avec une rébellion naissante, semblaient dans le collimateur du pouvoir.

La surprise a donc été totale, car il s'agit cette fois des premiers hauts gradés issus de cette ancienne rébellion hutue au pouvoir à être arrêtés depuis la tentative de coup d'Etat de mai 2015 au Burundi, au plus fort de la contestation contre le président Pierre Nkurunziza.

Une tentative de déstabilisation du pays ?

Le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye, a tenté de mettre fin aux spéculations qui fleurissaient déjà en annonçant dans un tweet vendredi 2 décembre que les trois officiers avaient été arrêtés dans le cadre de l'enquête sur la tentative d'assassinat de Willy Nyamitwe, le très influent responsable de la communication présidentielle au Burundi.

Selon un haut gradé de l'armée, les trois officiers ont été arrêtés sur mandat du procureur général de la République et sont détenus dans les cachots des très redoutés services secrets burundais.

Ils seraient accusés de tentative d'assassinat et d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat pour des liens supposés avec des groupes armés qui cherchent à déstabiliser le pays.

Des accusations qui prennent tout leur sens à la lumière de rumeurs persistantes d'une attaque d'envergure de groupes rebelles burundais qui circulent dans les milieux politiques et sécuritaires depuis quelque temps.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.