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RDC

RDC: violences à Tshikapa dans le Kasaï

Carte de la RDC : la ville de Tshikapa se trouve dans le Kasaï.
© RFI.

Des violences secouent depuis plusieurs jours Tshikapa, le chef-lieu de la nouvelle province du Kasaï dans le centre de la RDC. Cela dure depuis vendredi, mais la situation s'est fortement dégradée samedi soir avec des affrontements entre forces de sécurité et de très jeunes miliciens.

Ce sont même de très jeunes miliciens, âgés de 4 à 12 ans selon des témoins. Plusieurs sources pensent avoir reconnu des partisans du chef traditionnel Kamwina Nsapu dont les autorités ont annoncé la mort l'été dernier après des combats avec la police.

Mais l'attaché de presse du gouverneur de la province assure lui que la genèse de ces affrontements est récente. Tout serait parti selon lui d'un conflit coutumier dans une localité située à 30 km de Tshikapa entre deux chefs issus de la même tribu que Kamwinsa Nsapu, et qui, toujours selon l'attaché de presse du gouverneur, ont déjà décapité deux policiers, il y a 15 jours...

Quelles sont les revendications ? Elles restent floues, répond cette source.
Hier soir les miliciens ont d'abord possession de la colline de Kele avant de gagner très tôt ce matin le centre de Tshikapa en franchissant le pont Kasai qui mène à la commune de Kansazla.

Appel au calme du gouverneur

C'est là que les affrontements ont été le plus violents car c'est là où se trouvent les institutions, le gouvernorat en particulier. C'est aussi la route qui mène à l'aéroport. Des témoins disent avoir vu des miliciens dans l'aéroport mais pas de confirmation officielle. Plusieurs sources disent avoir vu des corps. Les tirs ont cessé à la mi-journée mais la situation reste tendue. Une source militaire donne un bilan provisoire d'une trentaine de miliciens tués, cinq capturés, deux militaires tués et deux blessés.

En fin de matinée, dans un message adressé à la presse, les autorités assurent que la situation est sous contrôle mais des témoins joints par RFI en fin de matinée ce dimanche parlaient d'une ville «fantôme» où les miliciens circulaient librement. Dans un message à la presse locale ce dimanche midi, le gouverneur a lancé un appel au calme.

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