Republier
Mali

Mali: les détenus de la prison de Niono s’évadent après une attaque

Des soldats maliens près du camp de l’armée dans la localité de Niono, centre du Mali, en janvier 2013.
© AFP PHOTO / FABIO BUCCIARELLI

Au Mali, la nuit dernière, la prison de Niono, située dans la région de Ségou (centre) a été la cible d’une attaque. Des assaillants ont pris d'assaut le bâtiment. Ils ont blessé deux gardes avant d'ouvrir les portes permettant à pkusieurs dizaines de détenus de s’évader.

Selon plusieurs sources, les assaillants seraient venus à la fois en voiture et à moto.
Certains sont arrivés à la prison en tenue militaire, d'autres en boubou et ils ont pris d'assaut le bâtiment en criant « Allah Akbar ». Ils étaient apparemment venus spéficiquement pour libérer un ou deux détenus. Les assaillants en ont profité pour ouvrir les portes et faire s'évader les prisonniers. Enrivon 90 ont pu s'échapper, selon un représentant du ministère de la Défense. Après leur fuite, un petit groupe a toutefois regagné la prison, de gré ou de force.

Une opération qui pose encore la question de la sécurisation des prisons et du territoire malien. Le député Belco Bah estime que le secteur de Niono est très vaste et très difficile à surveiller. L'élu local juge les moyens militaires insuffisants face à des attaques de type guérilla. Il dit par exemple qu'entre Niono et la Mauritanie, situées à plus de 100 km de distance, on peut faire le déplacement sans traverser un seul village.

Une précédente attaque il y a un mois

La prison, elle, se trouve à huit kilomètres de la ville de Niono et l'établissement pénitentiaire n'est contrôlé que par quelques gardiens. Ils ne peuvent ainsi pas défendre les lieux en cas d'assaut important, ajoute le député.

Enfin pour ce dernier, il faudrait que les détenus jihadistes soient transférés dans des prisons du sud du pays. Car on ne connaît pas l'identité des assaillants, mais on sait que Niono est une zone de prédilection du Front de libération du Macina, un groupe allié aux islamistes d'Ansar Dine.

Déjà, il y a un mois, les autorités avaient été pointées du doigt lorsque des jihadistes présumés avaient pris d'assaut la prison, la gendarmerie et une banque à Banamba, à seulement 140 kilomètres de Bamako.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.