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RDC

RDC: qui sont les Maï Maï accusés du massacre de Luhanga?

Un groupe de Maï Maï Mazembe à Kimaka, la localité voisine de Buleusa.
© RFI/Sonia Rolley

Le 27 novembre dernier, une trentaine de Hutus ont été massacrés dans un site de déplacés en RDC. Une attaque attribuée aux Maï Maï Mazembe. L'armée a confirmé, ce lundi, l'arrestation de 21 de ses membres. Certains auraient avoué leur participation à ce massacre, selon le porte-parole de l'armée au Nord-Kivu, qui assure qu'ils seront traduits en justice. Que sait-on des Maï Maï Mazembe ?

C'est au Sud-Lubero, dans la région de Buleusa, que le nom des Maï Maï Mazembe fait son apparition. Fin 2015, les FDLR sont chassés de cette localité par un autre groupe armé, le NDC-Rénové du chef de guerre Guidon. Buleusa est incendiée par les rebelles hutus rwandais en représailles.

Plusieurs milices d'autodéfense font alors leur apparition dans le Sud-Lubero et le territoire de Walikale, apparition facilitée - dit-on - par le NDC-Rénové de Guidon avec pour l'objectif commun de chasser les FDLR, et les Hutus congolais jugés complices. A Buleusa, ce groupe se démarque et prend le nom de Maï Maï Mazembe.

Capitaine Guillaume Ndjike-Kaiko
06-12-2016 - Par Sonia Rolley

Quand l'armée congolaise se re-déploie sur la zone en janvier, des groupes de jeunes se faisant appeler les Maï Maï Mazembe vont chercher les déplacés de Buleusa dans la forêt pour les ramener chez eux. Ils sont alors munis de fusils de chasse et d'armes traditionnelles. Six mois plus tard, quand on les croise, la plupart portent tout ou partie de tenue militaire et disposent de kalachnikovs. En juin, ils sont accusés d'avoir brûlé trois camps de déplacés Hutus à Buleusa, puis d'avoir tenté d'empêcher une distribution de nourriture à ces mêmes déplacés.

Mais le nom se diffuse : scission, revendication d'une marque. Bientôt, les Maï Maï Mazembe sont partout dans les zones où la communauté nande est majoritaire, des groupes qui semblent peu coordonnés, avec des objectifs très distincts. Comme en octobre, avec l'attaque contre la résidence de Joseph Kabila dans le village de Kabasha, ou en novembre, avec les massacres de Luhanga et dans les localités environnantes.

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