RDC: le calendrier électoral se fait toujours attendre

Le président de la Commission électorale nationale indépendante, Corneille Nangaa.
© MONUSCO/Alain Wandimoyi

La Commission nationale électorale indépendante (Céni) n’a pas pu rendre public mardi 6 décembre le calendrier électoral, comme annoncé la veille. Son président, Corneille Nangaa, a plutôt annoncé le début des consultations avec les parties prenantes aux prochaines élections. L’idée est ainsi de requérir les derniers avis et considérations avant la publication dudit calendrier électoral dans les tout prochains jours. Pour de nombreux observateurs, les responsables de la Céni sont contraints d’attendre le deuxième dialogue, celui qui mettra face-à-face le rassemblement et la majorité d’ici la fin de la semaine.

Est donc attendu un face-à-face entre le rassemblement des forces acquises au changement et les partis qui se sont engagés dans l’accord de la Cité de l’Union africaine, accord issu du dialogue facilité par Edem Kodjo. Prévues en format réduit, dix délégués de chaque côté, ces nouvelles discussions pourraient se tenir à partir du vendredi pour se terminer deux jours plus tard.

Et c’est là que, sous la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), devraient être débattues les divergences évoquées par les évêques dans leur dernière conférence de presse la semaine passée. Il s’agit entre autres du processus électoral, avec les séquences, le calendrier et le financement des élections.

« L’essentiel est que notre peuple se retrouve »

Selon Jean-Bertrand Ewanga, leader du Front citoyen pour la République, membre du rassemblement, il faut y aller avec prudence : « Le sursaut politique, je peux le dire ainsi, de [Joseph] Kabila, de pouvoir réitérer sa confiance aux évêques, ça peut nous donner quelques assurances. Mais nous sommes dans un terrain trop glissant, trop politique. Voyons ce qui va arriver. L’essentiel est que notre peuple se retrouve. »

Les délégués qui devraient représenter les deux parties à ces nouvelles discussions, pourraient également se pencher sur le fonctionnement des institutions pendant la transition et sur les mesures de décrispation politique.

Concernant le financement des élections, le président de la Céni Corneille Nangaa a confirmé le chiffre de 1,8 milliard de dollars livré devant les députés il y a quelques jours.

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